Interview réalisée par Kewin MANIKAM, Asha TEELUCK, Florine VAISSADE et Mélanie GELY, rédigé par Mélanie GELY
Franck : Batterie, Wilfried : clavier, Olivier : chant, Cyril : Guitare
Comment le groupe s'est-il formé ? Les membres du groupe se sont rencontrés à Perpignan, au lycée. Ils décident alors de former un groupe, les Likyds. Ils commencent par jouer à Perpignan (et ses environs) les dimanches et pour la fête de la musique et réalisent leur première maquette en 1998. Ils se séparent par la suite pour faire leurs études.
Cinq années plus tard, ils se retrouvent par hasard à Paris où Franck et Wilfried sont montés faire leurs études et Olivier et Cyrille sont partis travailler. Ils décident alors de reformer le groupe et de l'appeler les Hushpuppies. Olivier a fait une faculté de biologie et a travaillé pour les laboratoires du Téléthon. Cyrille, quant à lui, a fait une école de commerce en marketing. Guillaume (bassiste) était ingénieur son dans la publicité et Franck a fait des études de sociologie et tient un magasin de disques. Il est aujourd'hui le seul à avoir gardé un emploi en plus du groupe.
Pensez-vous que la publicité a rendu vos chansons célèbres ? Ils ont eu leur premier succès lors de la sortie du premier album, qui les a rendus plus crédibles auprès des médias. L'efficacité de leur single leur a permis de se faire connaître à la radio. De plus, Guillaume travaillant dans la publicité, certains de ses clients ont voulu écouter ce qu'il faisait. Le passage de certaines de leurs chansons dans les publicités (Mennen, Toyota, etc) leur a permis d'acheter un local. Mais pour eux, le passage de leurs chansons à la télévision n'est pas la raison de leur succès. Ils étaient déjà connus avant. De plus, les marques ayant utilisé leurs chansons n'avaient pas le même impact que Coca-Cola, etc.
Pourquoi chantez-vous en anglais ? S'ils préfèrent écrire et chanter en anglais, c'est parce qu'ils ont l'impression que le rock français s'assimile trop souvent à un genre particulier, à savoir celui de Luke, Noir Désir… Or ce n'était pas leur envie, ils estiment que l'anglais leur offre d'autres musicalités puisque les consonances, le phrasé et l'intonation sont différents. Par ailleurs, ils précisent qu'une éventuelle traduction de leurs paroles en français serait assez ridicule! Cependant, ils ne sont pas contre et s'y sont déjà essayés, avec Natasha par exemple. Ils ont choisi l'anglais car ils ont tous été baignés pas la musique anglo-saxonne, d'où l'attrait de cette langue plutôt que leur langue maternelle. Au départ, ils cherchaient surtout à imiter les groupes qu'ils aimaient, comme The Kinks, The Small Faces, The Who …
Quels sont vos projets ? Ils n'ont pas trop établi de partenariats avec d'autres groupes, ils ont toujours été assez seuls. Cependant, ils ont fait beaucoup de plateaux et de festivals et ont déjà fait des concerts avec les Kid Bombardos, etc, mais peu de premières parties. Ils sont en quelque sorte passés des bars aux têtes d'affiches, sans transition.
Aujourd'hui, ils rêvent d'une notoriété internationale. Leur album est sorti aux Etats-Unis deux jours après l'élection de Barack Obama, ce qui n'était pas le meilleur moment pour faire parler d'eux. Ils espèrent y réaliser une tournée.
Ils sont en train de composer leur troisième album mais ils sont encore qu'au début de leur projet. Ils écrivent leur chanson à cinq (il n'est donc pas toujours facile de se mettre d'accord), même si Olivier et Cyrille sont plus doués en anglais. Guillaume, lui, a arrêté la tournée pour pouvoir passer plus de temps avec sa femme et sa fille de deux ans et va bientôt être papa de nouveau. Il continue néanmoins à composer le troisième album. Il est donc remplacé par Lionel lors des tournées.
Avez-vous des anecdotes à nous raconter ? Ils ont tout d'abord joué dans des bars, puis à la Maroquinerie. Leur premier concert hors de Paris, à Reims, reste un très bon souvenir puisque l'ambiance y était nettement plus élevée que leurs attentes. L'après-midi, il y avait déjà eu 200 personnes qui étaient venues à la FNAC pour faire signer des autographes. Le concert était complet. Juste avant le concert, s'étant rendus compte qu'ils avaient oublié de brancher un instrument, ils étaient montés sur scène et le public avait hurlé. Cela avait été une telle surprise pour eux.
Ils ont fait beaucoup de festivals à la sortie de leur premier album (Les Vieilles Charrues, Rock en Seine, Angoulême, etc.). Ils en ont fait 350 en un été, cela revenait à six festivals par jour.
Quel genre de public avez-vous ? Ils considèrent leur public comme varié : familles, couples avec enfants, l'âge varie de 3 à 70 ans. Autour de Paris pourtant, ils remarquent que leur public est vraiment plus jeune et se constitue essentiellement de 16-18ans, public beaucoup plus bruyant et dynamique.