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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 15:16
Publié dans : Services - Par L'empreinte
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 13:20

Album "Travelling Blind" de Jim Yamouridis


Fragments d’essentiel Les sublimes ballades de l’élégant Jim Yamouridis s’apprécient pleinement lumières éteintes, yeux clos.

Elles nous entraînent dans un voyage intérieur, intense et profond.

Dans la voix affleure une humanité essentielle, universelle, avec laquelle on entre immédiatement en résonnance.

Le concert solo tient toutes ses promesses. Dès les premières notes, on ferme les yeux et le merveilleux voyage commence.

Un seul regret, qu’il n’y ait eu qu’un extrait de rembetika (sorte de blues grec).
Publié dans : Interviews - Par Marie Ranieri
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 11:20

Interview d'Arnaud Joyet (voix, guitare, basse, clavier)


Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Au lycée mais on était dans des classes différentes car on n'a pas tout à fait le même âge. On s'est rencontrés au théâtre d'improvisation organisé par le lycée de Trappes. On a même eu l'honneur de jouer pour le gala du lycée. Notre groupe s'appelait White Spirit, on jouait du rock grunge. En 1991, on en a eu marre d'écrire en anglais alors on a créé le groupe Leitmotiv en 1992 puis les Joyeux Urbains en 1994 en prenant nos deux noms (Arnaud Joyet et Emmanuel Urbanet).

Vous considérez-vous comme les deux leaders du groupe ?
" Leader " est un mot compliqué. Il n'y a pas trop de chef de groupe. Ce sont plus les gens extérieurs qui nous donnent le nom de leader. On a choisi ce nom là car il fait franchouillard. Mais le fait d'être un groupe " festif " est devenu en quelque sorte péjoratif et est assez réducteur. On a tendance à faire rentrer les choses dans des cases. Si on est rigolo, on ne peut pas être culturel. On ne peut pas commencer par faire de l'humour et vouloir faire de la culture après. Dans notre groupe, tout se fait de manière naturelle, il n'y a pas de débat. On va vers l'efficace, on ne cherche malheureusement pas toujours l'intéressant. On cherche surtout à donner un objet divertissant.

Quelle serait votre recette de " l'efficace " ?
C'est une forme de facilité, de caricature. On rentre dans le chaud et on donne un point de vue simple et facile à comprendre. C'est un peu comme " Bienvenue chez les Chtis ". Quand on veut faire plus fin, souvent ça plait moins. Le public préfère se marrer.

D'après vous, qu'est ce qui a fait votre succès ?
On a eu une ascension très naturelle. On a commencé par faire une cassette qu'on a envoyée dans des petits lieux. On a fait entre 10 et 15 concerts après la parution de la cassette. On a joué au Printemps de Bourges en 1996 et 1997, on a fait une scène ouverte, joué dans la rue. A la suite du Printemps de Bourges, on a commencé à obtenir de faire des concerts un peu partout en France. On sortait enfin des Yvelines et on y jouait même presque plus. On se vendait en province alors que notre département nous considérait toujours comme un groupe local. Pour eux, c'était bien sympa de leur part de nous laisser jouer, enfin quelques lieux ne nous ont pas considérés comme ça…

Vous ne correspondiez peut-être pas à ce que voulaient écouter les habitants de Trappes…
Les médias manipulent les gens et donnent une certaine vision de Trappes. Trappes est très éclectique. On peut y entendre du rap, de la musique africaine, du funk, etc. Il n'y a pas de racisme musical.

En 1999, vous avez obtenu le prix du public. Est-ce que vous vous y attendiez un peu ?
En fait, on a gagné le prix du jury et du public du Chorus des Hauts de Seine. Non, on ne s'y attendait pas du tout. On avait été repêchés. Le gars du Chorus nous aimait bien et un groupe s'était désisté alors il nous a choisis à la place. On avait une date le jour de la finale mais, coup de bol, la date a été décalée au lendemain. Le soir de la finale, on dormait dans les loges, les balances avaient été faites vite fait. Trois heures après, on avait les deux prix. Les concours dans tout ce qui est artistique, ça n'a pas de sens.

Est-ce à partir de ce moment là que vous avez été davantage connus du public ?
Il est difficile de quantifier, de savoir ce qui engendre quoi. Après avoir obtenu les prix, on a été " dragués " par une grosse maison de disques, qui nous a plantés. Et puis, est-ce que le but de notre métier est le succès ? Non, c'est plutôt de tourner.

Vous avez l'air de bien vous entendre avec certains groupes…
Oui, c'est une sorte de grande famille sans avoir les inconvénients du show-business. On n'a pas besoin de faire semblant de s'aimer. On s'entend bien avec les Wriggles, les Blérots de R.A.V.E.L., La Crevette d'Acier, Débout sur le Zinc, Tryo , etc. On a commencé à peu près en même temps. Dans ces groupes, il y a des amis et des copains.

Qui écrit les textes des chansons ?
On est essentiellement deux à écrire les textes mais rien n'est fermé. Parfois, nous écrivons ensemble, Manu et moi, ou chacun de son côté.

D'où vient l'inspiration ?
Ce qui nous motive ? Il faut faire un spectacle. On cherche à retrouver la simplicité du début quand on écrivait sans se poser de questions. Mais je commence à faire abstraction de ce que demande le public.

Comment qualifieriez-vous le nouveau spectacle ?
Il est très différent du dernier, les instruments sont différents. Avant, la mise en scène était très libre car on avait des casques. Maintenant, on est derrière des micros, comme dans des cages. On répète pas mal dans la cave de Mathieu et à Granville, en Normandie. Le spectacle a été dur à monter. Il a été difficile de passer de Superlight à un spectacle où on reste derrière les micros. On filme pour regarder ce que ça donne. C'est très traître.
Et puis, on récolte les avis mais on ne fait pas que de les écouter car sinon, on ne fait rien. Personne n'a le même avis.

D'où est venue l'idée de faire le clip des " Bras Ouverts " ?
Un fan nous a contactés et nous a envoyé un synopsis. Cela nous a plu. Depuis, il est devenu " Alex et sa guitare ".

Avez-vous des projets ?
On aimerait faire un disque et il y a aussi des projets individuels, des choix de vie, comme passer plus de temps avec ses enfants par exemple. Quant au projet de DVD, à la base, j'étais hyper contre mais après coup, je reviens un peu sur ma décision.

Est-ce que vous choisissez vos salles de concerts ?
Non, on prend les dates comme elles viennent. On n'a pas encore le poids nécessaire pour décider de ce genre de choses. On joue beaucoup dans l'est en ce moment. Parfois, on a même joué chez des gens. Avec Superlight, on a beaucoup tourné. On a fait 350 dates en moins de quatre ans. C'était une chouette expérience, se retrouver à jouer à La Cigale, au Trianon, au Point Virgule, etc. On a fait la première partie des Wriggles à l'Olympia.
C'était un honneur. Et on a eu la chance d'avoir une standing ovation alors qu'on n'était qu'en première partie. Le 2 février 2002 est une soirée qui restera vraiment gravée dans ma mémoire. Il y avait beaucoup d'émotions. Etre à l'Olympia, qui plus est, avec les Wriggles. On était encore jeunes. On ne voulait même plus se quitter avec les Wriggles après ce concert là.

Pensez-vous à un projet en commun ?
On a fait quelques chansons ensemble à l'Olympia. Faire un projet en commun demande que les deux groupes aient le même emploi du temps, ce qui est difficile actuellement. On fera sûrement des choses ensemble après, quand on ne marchera plus trop.

Vous avez aussi fait le Zénith avec Tryo…
Oui, on a fait notre premier Zénith à Orléans avec Tryo en 2003, puis le Cabaret Sauvage, toujours avec eux, lors d'un concert mythique. C'était un honneur. On a aussi fait la tournée des 10 ans ensemble. C'était la plus grosse audience, 9000 personnes. Et puis, Bénabar nous a offert le Zénith de Paris.

Et qu'avez-vous fait comme études ?
Manu a une maîtrise d'anglais, moi, j'ai fait musicologie. Mathieu était dans le textile après son Bac, puis, il a fait des études dans le son.

Comment avez-vous recruté votre batteur ?
Bernard nous avait parlé de lui. On n'avait pas envie de faire un casting. On l'a appelé, il est venu nous voir jouer et puis, on l'a pris. Il avait joué pour des grands.

Avez-vous pour projet d'allier musique et théâtre ?
Manu et moi, on a fait de l'improvisation théâtrale, et même du " vrai " théâtre. Il est toujours bon de mettre en scène et d'être sur scène pour comprendre l'autre. C'est toujours bien de multiplier les expériences. J'écris même pour la télé. J'ai joué dans une comédie qui va passer sur France 4. J'ai aussi écrit un épisode de Caméra Café qui va sortir.

Et pour conclure ?
Globalement, on a eu de la chance et on en a encore.
Publié dans : Interviews - Par L'Empreinte
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 10:20

Propos recueillis par Mélanie Gely


Les deux chanteurs se sont rencontrés dans le sud de la Seine-et-Marne, à Fontainebleau.

La première chanson qu'ils ont écrite était " Cherche Maison ", puis d'autres ont suivi et ce fut l'album, qui a été enregistré sur un an, entre 2007 et 2008.
Leur influences sont diverses et vont de NTM à Noir Désir en passant par Mano Solo. Ils firent leur première scène dans un lycée à Avon, où ils jouèrent quatre chansons.
Ils durent élargir le groupe pour l'enregistrement de l'album : trois nouveaux membres sont donc venus se greffer aux chanteurs. Ils sont néanmoins tous dans le même mouvement, dans la même bulle.

Ils préparent en ce moment leur EP (Extended Play), dont la sortie est prévue en mai. Le même mois, ils joueront également à la Maroquinerie, à Paris. Pour eux, le fait de jouer dans de plus grandes salles, de faire des concerts plus fréquemment constitue une véritable concrétisation de leur travail.
Publié dans : Interviews - Par Mélanie
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 10:20

Interview réalisée par Kewin MANIKAM, Asha TEELUCK, Florine VAISSADE et Mélanie GELY, rédigé par Mélanie GELY


Franck : Batterie, Wilfried : clavier, Olivier : chant, Cyril : Guitare

Comment le groupe s'est-il formé ?
Les membres du groupe se sont rencontrés à Perpignan, au lycée. Ils décident alors de former un groupe, les Likyds. Ils commencent par jouer à Perpignan (et ses environs) les dimanches et pour la fête de la musique et réalisent leur première maquette en 1998. Ils se séparent par la suite pour faire leurs études.
Cinq années plus tard, ils se retrouvent par hasard à Paris où Franck et Wilfried sont montés faire leurs études et Olivier et Cyrille sont partis travailler. Ils décident alors de reformer le groupe et de l'appeler les Hushpuppies. Olivier a fait une faculté de biologie et a travaillé pour les laboratoires du Téléthon. Cyrille, quant à lui, a fait une école de commerce en marketing. Guillaume (bassiste) était ingénieur son dans la publicité et Franck a fait des études de sociologie et tient un magasin de disques. Il est aujourd'hui le seul à avoir gardé un emploi en plus du groupe.

Pensez-vous que la publicité a rendu vos chansons célèbres ?
Ils ont eu leur premier succès lors de la sortie du premier album, qui les a rendus plus crédibles auprès des médias. L'efficacité de leur single leur a permis de se faire connaître à la radio. De plus, Guillaume travaillant dans la publicité, certains de ses clients ont voulu écouter ce qu'il faisait. Le passage de certaines de leurs chansons dans les publicités (Mennen, Toyota, etc) leur a permis d'acheter un local. Mais pour eux, le passage de leurs chansons à la télévision n'est pas la raison de leur succès. Ils étaient déjà connus avant. De plus, les marques ayant utilisé leurs chansons n'avaient pas le même impact que Coca-Cola, etc.

Pourquoi chantez-vous en anglais ?
S'ils préfèrent écrire et chanter en anglais, c'est parce qu'ils ont l'impression que le rock français s'assimile trop souvent à un genre particulier, à savoir celui de Luke, Noir Désir… Or ce n'était pas leur envie, ils estiment que l'anglais leur offre d'autres musicalités puisque les consonances, le phrasé et l'intonation sont différents. Par ailleurs, ils précisent qu'une éventuelle traduction de leurs paroles en français serait assez ridicule! Cependant, ils ne sont pas contre et s'y sont déjà essayés, avec Natasha par exemple. Ils ont choisi l'anglais car ils ont tous été baignés pas la musique anglo-saxonne, d'où l'attrait de cette langue plutôt que leur langue maternelle. Au départ, ils cherchaient surtout à imiter les groupes qu'ils aimaient, comme The Kinks, The Small Faces, The Who …

Quels sont vos projets ?
Ils n'ont pas trop établi de partenariats avec d'autres groupes, ils ont toujours été assez seuls. Cependant, ils ont fait beaucoup de plateaux et de festivals et ont déjà fait des concerts avec les Kid Bombardos, etc, mais peu de premières parties. Ils sont en quelque sorte passés des bars aux têtes d'affiches, sans transition.
Aujourd'hui, ils rêvent d'une notoriété internationale. Leur album est sorti aux Etats-Unis deux jours après l'élection de Barack Obama, ce qui n'était pas le meilleur moment pour faire parler d'eux. Ils espèrent y réaliser une tournée.
Ils sont en train de composer leur troisième album mais ils sont encore qu'au début de leur projet. Ils écrivent leur chanson à cinq (il n'est donc pas toujours facile de se mettre d'accord), même si Olivier et Cyrille sont plus doués en anglais. Guillaume, lui, a arrêté la tournée pour pouvoir passer plus de temps avec sa femme et sa fille de deux ans et va bientôt être papa de nouveau. Il continue néanmoins à composer le troisième album. Il est donc remplacé par Lionel lors des tournées.

Avez-vous des anecdotes à nous raconter ?
Ils ont tout d'abord joué dans des bars, puis à la Maroquinerie. Leur premier concert hors de Paris, à Reims, reste un très bon souvenir puisque l'ambiance y était nettement plus élevée que leurs attentes. L'après-midi, il y avait déjà eu 200 personnes qui étaient venues à la FNAC pour faire signer des autographes. Le concert était complet. Juste avant le concert, s'étant rendus compte qu'ils avaient oublié de brancher un instrument, ils étaient montés sur scène et le public avait hurlé. Cela avait été une telle surprise pour eux.
Ils ont fait beaucoup de festivals à la sortie de leur premier album (Les Vieilles Charrues, Rock en Seine, Angoulême, etc.). Ils en ont fait 350 en un été, cela revenait à six festivals par jour.

Quel genre de public avez-vous ?
Ils considèrent leur public comme varié : familles, couples avec enfants, l'âge varie de 3 à 70 ans. Autour de Paris pourtant, ils remarquent que leur public est vraiment plus jeune et se constitue essentiellement de 16-18ans, public beaucoup plus bruyant et dynamique.


Publié dans : Interviews - Par Kewin, Asha, Florine et Mélanie
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