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Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 09:58

Le concert débute avec Isaya, des jumelles dont les voix s'accordent à la perfection. Les deux sœurs, qui ressemblent à des Southern Belles échappées des rives du Mississippi, sont accompagnées d'une guitare, d'un tambourin et d'une "mini harpe". Leurs chansons et leur beauté ont ravi les spectateurs. Ce duo de femmes pétillantes nous ont a plongés au gré de leurs ballades dans un univers folk, parfois un peu rock.

À la suite nous arrive le tant attendu Tony Joe White, coiffé d’un chapeau de cow-boy noir et chaussé de lunettes noires. Jouant lui-même de la guitare et de l'harmonica, il ne sera accompagné que d’un batteur. Grâce à ses mélodies rock et blues et son accent du Sud, il nous transporte dans des paysages qui rappellent les ranchs du Texas et le bayou de la Lousiane.

C’est face à un public d’amateurs, qui reprenait ses plus gros succès à tue-tête, que s’est produit la légende Tony Joe White, auteur de « Polk Salad Annie », chanson que le King avait rapidement intégrée à son répertoire.

Publié dans : Live Report - Par Margot Peaudecerf, Marie-Olympe Duponchelle, Sarah Cigdem et Marie Ranieri.
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Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 09:54

Dharvin : Tu chantes depuis combien de temps ?

 

Ycare : J'ai commencé tard, j'ai commencé vers 16 ans et demi/ 17 ans à toucher une guitare sans chanter. Et ensuite quand j'ai su faire quatre accords, j'ai fait très peu de reprises. J'ai commencé à mettre des mots sur ce que je savais faire et chanter. Mais j'ai jamais rien appris d'artistique.

 

Mélanie : Tout tes titres sont en français sur tes albums, donc je me demandais si tu faisais partie des artistes qui voulaient défendre et préserver la langue française ?

 

Ycare : Ouais c'est une priorité. Je n'ai rien contre l'anglais. J'ai fait toutes mes études en anglais. J'ai d'ailleurs fait mes trois dernières années d'Ecole de Commerce en anglais. Mais préserver, car elle est un peu quelque part en danger, parce que notre manière de nous exprimer a évolué. C'est bien qu'une langue évolue, qu'elle vive, un peu comme le vin en se bonifiant mais là ça va dans le sens contraire et les gamins arrivent en première avec d'énorme lacunes dans leur langue maternelle. Ils se débrouillent mieux en anglais, peut être aussi à cause d'internet ou des films. J'en sais rien c'est bien de parler anglais. Si on ne veut pas que le français finisse comme le latin en option, en langue morte... Je ne m'érige pas en héros de la langue française, je ne la manie pas à ce point bien, mais un minimum. Pas de fautes d'orthographes, c'est le minimum.

 

Mme Ranieri : Je voudrais savoir à propos du nom de scène "Ycare", d'ou est-ce que ça vient?

 

Ycare : Ça vient directement de la mythologie, de ce personnage faussement héroïque qui par orgueil n'a pas écouté son père, un peu comme moi, et a eu un destin tragique et fini dans la mer Egée. C'est directement lié au mythe. Il est écrit avec un "Y" parce que dans la mythologie chinoise, quand on coupé la tête d'un dragon, une autre repoussait dans une espèce d'épopée bizarre et sur le "I" de Icare une seconde tête a poussé.

 

Dharvin : Est-ce qu'il y a des chanteurs qui t'ont influencé ?

 

Ycare : Justin Bieber m'a beaucoup-(rires).. Non mais plus sérieusement, pour moi ça a été plus ma mère avant de dormir qui me chantait des chansons d'Aznavour, de Brel, des classiques, Enrico Macias donc des trucs comme ça qui peuvent paraître un peu ringard aujourd’hui.

 

Mme Ranieri : Donc des artistes français ?

 

Ycare : Oui beaucoup de ça, Joe Dassin... Et sinon vers 14-15ans, je me suis mis à écouter Bob Marley, Radiohead, Muse, des trucs de ce style-là et ça n'a plus jamais arrêté. Après je me suis mis à devenir un peu boulimique une fois étudiant à Montpellier et à écouter un peu de tout. Beaucoup de Reggae et de Roots où la langue anglaise est pour moi je pense la plus anoblie même si c'est dans un patois anglais jamaïcain avec de belles images et de belles métaphores dans ce style de musique quoi.

 

Mélanie : À la télé, aux interviews, on te voit toujours avec beaucoup d'humour mais dans tes chansons, tout est souvent obscur et triste, donc je me demandais ce qui t’inspirait ?

 

Ycare : Je trouve que c'est d'utilité publique de faire des chansons tristes, non pas pour plomber l'ambiance des gens mais pour qu'ils puissent se rendre compte que s'il y a des chansons tristes c'est pour qu'on sache à quel point nos vies sont agréables, sympathiques et loin de nos tourments quotidiens qui parfois nous mènent au suicide assez bêtement alors qu'il y a des gens qui ont de vrais misères que je n'ai pas. C'est un peu un fantasme, la tristesse.

 

Mme Ranieri : Mais la mort te tourmente-t-elle ?

 

Ycare : Non c'est le temps qui passe. Le temps qui passe, c'est quelque chose qui m'obsède. Dans la loge il y avait une horloge qui faisait "tic, tac" donc je suis sorti. D'ailleurs je ne porte pas de montre, je n'en mets que très rarement, c'est quelque chose qui me fait peur.

 

Dharvin : Pourquoi parles- tu souvent des femmes dans tes chansons ?

 

Ycare : C'est un fantasme comme le temps parce que je pense que je suis un éternel adolescent. Je pense que ça sera le titre de mon prochain disque qui sera totalement dédié à cette période d'existence qu'est l'adolescence parce que je pense que je n'en ai pas eu. Comme je n'ai pas eu d'adolescence, toute cette période ou tu rêves d'être un homme que tu n'est pas encore tu fantasmes ça et aujourd'hui c'est quelque chose qui est assouvi quelque part un peu repu car j'ai bientôt la trentaine et je me dis que cette période du rêve sans jamais être assouvi n'a jamais existé pour moi, donc voilà pourquoi j'en parle ça me fait marrer.

 

Mélanie : Pourquoi as-tu choisi l'oxymore "Lumière Noire" pour le titre de ton dernier album ?

 

Ycare : Parce que c'est à l'image de toutes les chansons du deuxième disque pas rapport au premier qui était ton sur ton. Au bord du monde, il y a quelque chose de vraiment noir sur noir et c'est des mots tristes, sur des mélodies tristes avec des instruments tristes, c'est à se foutre un balle et même les gens qui venaient en concert sortaient de là pas très bien et moi le premier, donc j'ai dit au bout d'un moment j'en ai un peu ras-le-bol et j’ai voulu passer à autre chose. Mais je ne peux pas m'empêcher d'écrire des choses amères parce qu’au moment où j'écris, c'est quand je ne me sens pas bien. Quand je suis heureux je suis trop occupé à profiter de mon bonheur pour penser à écrire une chanson. Il ne me reste donc que les moments de tristesses pour pouvoir m'isoler. Et "Lumière Noire", parce que c'est l'opposition entre l'amertume des mots et cette espèce de déguisement et de cache-misère quand on écoute "Lap Dance", on se retrouve face à un échec amoureux, à une personne de triste. Après chacun y voit ce qu'il veut dans ce titre mais à l'origine, c'est l'histoire de quelqu'un qui tombe amoureux d'une prostituée, une danseuse, une stripteaseuse qu'il n'aura jamais et il en est triste.

 

Mélanie : Tu as un site internet qui est plutôt bien tenu. C'est toi qui le tiens ?

 

Ycare : Pour qu'il ne tombe pas dans l'oubli, j'ai dit à ma maison de disque de le faire comme si c'était un blog qui est relié à mon facebook et à chaque fois que je poste, comme je suis un gros geek, c’est mis à jour sur le site… Donc oui je m'en occupe indirectement en postant sur différents réseaux sociaux annexes. Tout va dessus et lorsqu'il y a une vidéo à mettre un peu plus officiellement, le mec de ma maison de disque s'en charge.

 

Dharvin : Les femmes dont tu parles dans tes chansons sont des personnes que tu as connues dans ta vie ?

 

Ycare : Je déteste mettre des noms dans mes chansons (rires). C'est juste que ça rend réel une chanson. Je trouve que la chanson atteint une dimension qu'on n’aurait jamais eue en la gardant anonyme. Rajouter un prénom ramène les choses à la réalité. Certaine femmes ont vraiment existé et d'autre sont complètement fantasmagoriques et ne sont là juste pour la rime.

 

Mme Ranieri : Tu as déjà commencé à écrire ton prochain disque ?

 

Ycare : Je l'ai fini il y à 6 mois, mais je n'arrête pas d'écrire, donc je me dis à chaque fois : "celle-là est mieux que d'autres", donc j'en vire une, j'en rajoute une autre. Donc dans 6 mois j'aurai un autre disque.

 

Mme Ranieri : Tu as déjà un contrat pour en sortir un l'année prochaine ?

 

Ycare : Je n’ai pas d'obligation. C'est même moi qui suis plus pressé qu'eux parce que je déteste les vacances. Cela fait quatre ans que ma vie ressemble à des vacances où je suis fatigué et c'est ce que j'aime.

 

Mme Ranieri : Tu es boulimique de travail ?

 

Ycare : Je considère même pas ça comme travailler. J'ai une chance inouïe et incroyable et je ne pourrai jamais me plaindre même si ça n'a pas toujours était facile dans ce début de carrière avec un premier envol difficile. Mais la barre a commencé à se redresser et les choses commencent à s'ouvrir. C'est donc le moment où il ne faut absolument pas se relâcher et où il faut redoubler de travail. Je m'enferme de 19 h 00 – 20 h 00 seul à la maison à écrire.

 

Mme Ranieri : C'est que du plaisir ou il y a une tension ?

 

Ycare : Il y a de l'angoisse.

 

Mélanie : Tu as invité plusieurs artistes à la Cigale dont Joyce Jonathan et d’autres invités. Est-ce que ça a été une bonne expérience que tu voudrais réitérer ?

 

Ycare : Ce sont des gens avec qui je travaille, Tibz, Florent Mothe et Julien Dassin, c'est un groupe d'amis. Si on m’avait dit que qu'il y aurait Yodelice ou M, des gens que j'adore j'aurais été content mais est-ce que ça se serait bien passé ? Est-ce qu'il y aurait eu le sourire qu'on a eu sur scène ? Donc voilà, il faut rester à sa place à un moment et moi je démarre et je fais partie de cette génération entre 20 et 30 ans et je n'ai pas tellement d'ambition vis à vis de ma carrière. J'essaie juste qu'elle dure, je ne veux pas prendre trop de risques.

 

Mélanie : Qui est Zula avec qui tu as fait un duo ?

 

Ycare : C'est une danseuse du Crazy Horse avec qui j'avais fait un duo là-bas pour rigoler. C'est quelqu'un qui a beaucoup de talents et qui fait actuellement une tournée mondiale avec le groupe "Nouvelle Vague".

 

Mme Ranieri : Est donc Zula, c'est son nom de scène ?

 

Ycare : Oui, en réalité elle s'appelle Delphine. On l'appelle Zula-Zazu, c'est une star là-bas, c'est la capitaire du Crazy Horse. Elle a dansé avec Dita Von Teese...

 

Mme Ranieri : Est-ce que tu as des collaborations de prévu ?

 

Ycare : Pour le moment non, mais si Francis Cabrel m'écrit une chanson je ne vais pas la refuser car c'est quelqu'un que j'idolâtre au vrais sens du terme.

 

Mme Ranieri : Ta musique est parfois électro et Cabrel c'est...

 

Ycare : Le prochain disque ne sera pas électro. Le prochain disque est vraiment un disque d’adolescent. J'espère que les adolescents ne m'en voudront pas mais il y aura des chansons très joyeuses, un interlude musique et aussi des chansons à se foutre une balle dans la tête. Donc il y aura deux réalisateurs différents. Il y aura des chansons limites "cucu" et après à se foutre une balle dans la tête car c'est ça l'adolescence, c'est ce que l'adulte ne sera plus jamais parce qu’une fois qu'on est grand, la vie, elle coule tout seule et on n’a plus de révolution, on ne se pose plus de questions, on essaye juste de travailler pour un certain confort et dès lors qu'on a un premier enfant, on bascule et c'est terminé. L’existence entre dans une phase de déclin jusqu'à 20/30 et ensuite le toboggan. Donc voilà l'adolescence, c'est l'âge mûr, c'est l'âge adulte conscient parce que quand on est adulte, c'est terminé. Je pense qu'on devient stupide quand on est grand.

 

Mme Ranieri : Tu as été trader. Quand et comment as-tu décidé de tout arrêter ?

 

Ycare : Je revenais de mission de Johannesburg et ma cousine a eu la "lumière", cette idée bizarre de m'inscrire à la Nouvelle Star alors que moi je disais que c'était un programme de merde et je n'avais jamais regardé à part une fois parce que ma grande sœur regardait. J'avais mon boulot, les cheveux courts, mon costard, ma petite moustache de vieux à 24 ans et hop j'ai disjoncté en revenant de Johannesburg parce que j'ai pas eu un contrat, enfin je l’ai eu mais pas au prix que je voulais et ça m’a saoulé. Et j'ai vu ce mail où elle me dit "je t’ai inscrit" et je lui ai dit "dégage je suis très bien où je suis, j'ai pas besoin de ça", et la veille du casting, je suis parti, j'ai appelé mon bureau pour leur dire que j'étais malade et comme un con j'ai fait 12 heures de queue le 7 décembre 2007 sous la pluie de 9 heures du matin à 18 heures, et ma vie a changée là, parce que quand j'ai chanté devant ces types, je crois que j'ai jamais aussi bien chanté que ce jour-là parce que je n'avais pas chanté depuis très longtemps et j'avais jamais chanté devant qui que ce soi à part ma famille et il s'est passé quelque chose. Quand je suis sorti de là, j'ai appelé mon bureau pour leur dire que je démissionnais alors que je n’étais même pas pris.

 

Dharvin : Comment tu as vécu la fin de la Nouvelle Star ?

 

Ycare : Comme un plan à la Prison Break qui était prévu depuis le début parce que j'étais un peu le Joker de luxe, l'outsider depuis le début, on m'avais mis dans une boîte où "Il est fou". Et on m’avait conditionné comme ça, c'était "t'est dans ta boîte ou bien tu dégages", où on fait tout pour que tu dégages, pour que les gens ne votent plus pour toi. Je me suis dit, tu dois rester dans les cinq derniers pour qu'on se souvienne un peu de toi, que ton nom commence à exister et après tu déroules ton Prison Break qui était prévu avant la Nouvelle Star où je sais que je ne vais pas gagner. Mais voilà j'ai juste déroulé et j'ai eu de la chance.

 

Mme Ranieri : C'est intéressant car en même temps ceux qui font une carrière après sont rarement ceux qui gagnent…

 

Ycare : Ça a l'air d'être une malédiction du gagnant, oui. Ce genre de programmes n’est utile que pour les personnes qui les font.

Publié dans : Interviews - Par Dharvin Teeluck, Mélanie Bottin et Marie Ranieri.
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Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 09:50

Marie-Olympe Duponchelle: Comment s’est formé votre groupe ?

Joseph : Le groupe s’est formé tout simplement parce que j’avais écrit des chansons. J’ai rencontré Alexis le batteur, qui n’était pas là ce soir, il y a très longtemps déjà. Je l’avais vu jouer de la batterie. Ensuite j’ai fait une école de musique un peu plus tard. J’y ai rencontré Valentin [ndlr, le guitariste]. Et la veille d’un départ dans ma maison de campagne, j’ai fait une première répétition et j’ai rencontré Elise dans le studio d’un ami à nous. Ils sont cousins par alliance et on a joué comme ça ensemble un peu rapidement. On s’est dit : « Tu viens avec nous. » Et on s’est tous retrouvés dans ma maison de campagne.

Marie Ranieri : Et tout ça remonte à quand en fait ?

Joseph : Ça remonte à quatre-cinq ans déjà.

Marie Ranieri : C’est Elise ou Martine ?

Elise : Mon vrai nom, c’est Elise Blanchard. Mais mon nom de scène avec Selim parce qu’il n’y a qu’avec Selim que j’ai ce nom-là, c’est Martine Brasey. On a tous des noms de scène en fait, des personnages. Valentin, son nom de scène, c’est Dougray Colin.

Mélanie Bottin : Ça vient d’où Selim en fait ?

Joseph : C’est mon deuxième prénom à la base.

Marie Ranieri : Donc, c’est centré sur toi quand même ?

Joseph : Bein, à la base, c’est parti de moi et puis c’est devenu un groupe au fil du temps.

Marie Ranieri : Et les chansons, c’est toi qui les avais écrites ?

Joseph : Les chansons, en majeure partie, c’est moi qui les ai écrites mais on a coécrit quelques morceaux ensemble avec Valentin.

Marie Ranieri : Et le batteur, quel est son nom de scène ?

Valentin et Joseph : C’est l’Indien !

Marie Ranieri : Ce soir, il n’était pas là car il avait une autre date ? C’est ce que l’on nous a dit…

Valentin : Oui, c’est ça et il ne pouvait pas l’annuler.

Marie Ranieri : Et est-ce que c’est parce qu’il n’était pas là que vous n’avez pas fait le truc dans le noir avec les petites lumières sur les lunettes ? C’est dommage car c’est vraiment génial. J’avais dit aux élèves, « vous allez voir, il y a truc magique ! »

Elise : Non, en fait c’est parce que je les ai oubliées. C’est de ma faute…

Valentin : On en a perdues quelques-unes aussi !

Elise : On avait prévu de le faire, mais j’avoue j’ai oublié ! La dernière fois, j’ai oublié mon clavier aussi… Mais la prochaine fois, si vous venez, on sera au complet !

Marie Ranieri : En fait, moi, je vous ai vus à La Rochelle. Vous aviez été coachés par Prohom. Qu’est-ce que ça vous a apporté? Est-ce qu’il y a des choses que vous avez gardées

Valentin : On a gardé beaucoup beaucoup de choses- (à Elise) : Excuse-moi, je t’ai coupé la parole ?

Elise : Parce que dans les interviews, moi, je ne parle jamais. C’est toujours eux qui parlent. En tout cas, ça nous a apporté de la concision dans le set et un rythme aussi parce qu’on avait un peu l’habitude de faire des enchaînements de morceaux comme ça mais il n’y avait pas forcément de cohérence. Enfin, si, il y avait forcément une cohérence entre les morceaux mais le déroulement était moins-

Jospeh : Planifié-

Valentin : Prévu-

Joseph : En fait, il nous a structurés ! C’était comme s’il y avait beaucoup de matière, beaucoup de morceaux. Et il a dit : « Ah, celui-là, ça serait génial au début et puis celui-là à la fin… » Et puis, en fait, nous, ça nous a donné des repères sur scène qu’on avait moins ce soir parce que c’était un peu plus déroutant, c’était une autre formule. En gros, on a des repères. On sait comment on commence, comment on finit. On sait qu’au milieu on va éteindre. On a des petits rendez-vous qui nous permettent d’être plus à l’aise finalement. On y pense moins.

Marie Ranieri (à Elise): Il y avait la prof de chant qui t’avait demandé de pousser la voix je crois. Et donc là, ce soir, on le voyait bien, en tout cas par rapport à ce que moi, j’ai vu en janvier.

Elise : C’est possible ouais ! Elle est super, cette prof de chant ! Julia ! Elle nous a appris plein de choses. Mais vraiment, on a tiré profit de cette session !

Joseph : Ah ouais, complètement !

Elise : Les concerts qu’on a faits dernièrement sont complètement différents de ceux qu’on a faits avant.

Valentin : Les gens nous l’ont dit en plus. Le retour des gens, en tout cas, quand on est revenus à Paris après le Chantier des Francos. Aux deux premiers concerts qu’on a fait, les gens nous ont dit : « On voit la différence. » On joue beaucoup à Paris donc les gens nous avaient vus plusieurs fois. En tout cas, eux avaient trouvé que ça avait bien avancé. Le travail avec Philipe a vraiment porté ses fruits.

Joseph : Il a une bonne sensibilité. Il a une bonne énergie.

Dharvin Teeluck : Je voulais savoir comment vous définissez votre style de musique ? C’est rare qu’on n’entende ce genre de musique en fait…

Valentin : Bonne question !

Joseph : Moi, je dirais éclectique parce qu’il y a plusieurs influences. Et en fait, le lien, le fil conducteur, c’est la langue française, c’est le chant en français. On a des influences communes et des influences aussi assez différentes. Mais notre culture, c’est quand même vachement la culture anglo-saxonne aussi. Donc, ça fait un amas de choses un peu rock, certaines fois un peu plus électronique, en même temps le côté un peu plus groovy, le côté un peu plus lyrique, un peu plus chanson, et pourquoi pas aussi le côté hip hop, tu vois plein de choses différentes avec le chant pour donner une cohérence. Si on devait quand même classer, donner un nom à ce style, on pourrait dire : rock ! (rires)

Dharvin Teeluck : Pour faire simple…

Marie Ranieri : Et dernière question, est-ce que vous avez un CD qui sort ?

Joseph : En fait, on est en train de dealer avec une maison de disque en ce moment. Il est prévu normalement pour le 16 avril mais les contrats, et les machins, ça repousse certaines fois les choses donc en gros, la date officielle, c’était le 16 avril mais ça ne sera peut-être pas ça.

Valentin : Ça pourra être un peu plus tard…

Joseph : Dès que possible, on le sort. Il est fini. Il est prêt. On a la pochette.

Marie Ranieri : Vous avez déjà sélectionné le premier single ?

Joseph : Bein le morceau qui se dégage quand même le plus, c’est « L’infini ». Celui qu’on a fait en avant-dernier ce soir. Il y aussi « Le bal » avec la basse.

Marie Ranieri : Et « Les orgueilleux » aussi, non ?

Joseph : « Les orgueilleux », il n’est pas dessus.

Marie Ranieri : Ah bon ?

Valentin : Plus tard…

Joseph : En fait, « Les orgueilleux », on a commencé à le jouer après, quand l’enregistrement était terminé.

Elise : C’est un petit album. Il y a huit titres ?

Joseph : C’est un cinq titres.

Marie Ranieri : Et la chanson en anglais, elle y est ?

Joseph : Non.

Marie Ranieri : Le suivant est déjà prêt en fait ?

Valentin : Non ! Mais on en a quelques uns d’avance je pense…

Publié dans : Interviews - Par Marie-Olympe Duponchelle, Mélanie Bottin, Dharvin Teeluck et Marie Ranieri.
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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 09:56

Gazette : Quelles sont tes influences musicales ?

 

Oldelaf : Mes influences musicales sont multiples, mais j’aime surtout la chanson française. Mai je considère les Beatles comme des artistes géniaux avec beaucoup d'humour. J’apprécie également Joe Dassin et Claude François.

 

Gazette : Te considères-tu comme un artiste de scène ?

 

Oldelaf : Oui, la scène est ce qu'il y a de plus important dans ma carrière. D'ailleurs, la plupart de mes chansons ne sont pas faites pour être écoutées sur un CD, mais pour être jouées sur une scène.

 

Gazette : Comment définis-tu ton style musical ?

 

Oldelaf : De la merde ! (rires) Non, en fait, c'est principalement de la variété et de la chanson humoristique.

 

Gazette : Pourquoi mettre fin à Oldelaf et Mr D après 10 ans ?

 

Oldelaf : Au début, il y avait trois Mr D, représentés par des comédiens, mais peu à peu il n'y a plus eu de ''Mr D'', alors j’ai décidé avec le dernier comédien de faire mes adieux à ''Oldelaf et Monsieur D'' en 2010, lors d'un concert.

 

Gazette : Internet est-il important dans ta carrière ?

 

Oldelaf : Internet est très important dans ma carrière, étant donné que j’ai commencé à être connu grâce aux réseaux sociaux.

 

Gazette : D'où vient le titre de la chanson ''La tristitude'' ?

 

Oldelaf : C'est un mot que j’ai inventé qui est une contraction de ''tristesse'' et de ''solitude''.

 

Gazette : Des fans t’ont envoyé leur version de la "tristitude". Était-ce spontané de leur part ou était-ce ton idée ?

 

Oldelaf : C'est une idée de mon producteur, mais les fans ont joué le jeu, et beaucoup ont participé.

 

Gazette : Comment s’est déroulé ta rencontre avec les Fatals Picards ?

 

Oldelaf : On s’est rencontrés dans un cabaret. Ils m’ont demandé de les rejoindre. J’ai refusé une première fois, puis j’ai finalement accepté. Je les ai rejoints en 2003 en tant que guitariste pour un album seulement.

 

Gazette : Et est-ce que tu peux nous parler de ta participation à « Peace and Lobe »? [ndlr , spectacle sur les risques auditifs à destination de collégiens et lycéens]

 

Oldelaf : J’y ai participé pendant longtemps mais j’ai arrêté il y a un mois. Je n’ai plus le temps de le faire.

Publié dans : Interviews - Par Marie Ranieri, Fiona Rigal et Arnaud Sinbandhit.
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 12:12

Le concert débute avec Mariama, artiste en devenir et très prometteuse qui assurait la première partie. Cette belle métisse anglophone accompagnée d'une simple guitare et d'un très bel accent nous donne un aperçu de sa future carrière avant de laisser place à Inna Modja.

Inna Modja fait son entrée sur scène en même temps que le vent de légèreté qu'elle provoque. Le concert d'Inna Modja commence enfin avec «La fille du Lido». Enchainant les chansons avec énergie et passion, elle nous fait entendre des versions plus ou moins réarrangées des chansons de son album.

A sa belle voix s'ajoute un orchestre composé d'une choriste, un guitariste faisant les chœurs, un bassiste ; la touche rétro est assurée par un orgue Hammond. Dans sa longue robe jaune style parisienne chic et classique, elle donne le ton. Un concert plein de regards complices avec son public et son orchestre, Inna est dans son élément et le montre. Enchaînant les pas de danse aussi simples qu'entrainants, elle réussit à créer une ambiance intimiste et n'hésite pas à faire monter sur scène un fan qui a gagné son pari.

Mais la jeune Malienne sait aussi faire jouer les contrastes : à chaque morceau, son anecdote personnelle et touchante. Elle se confie et se livre à son public jusqu'au dernier instant où elle descend de scène et entre dans un bain de foule laissant pour souvenir des autographes et des photos à ceux qu'elle n'a cessé de remercier.
Inna n'a plus à prouver de son talent.

Publié dans : Live Report - Par Elodie Louisy et Naguib Bouchibi
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