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Lundi 16 novembre 2009 1 16 11 2009 12:01

Photo : Charlène Moulin-Passebosc
La soirée débute avec le groupe Miliana composé de son guitariste et de sa chanteuse Emilie. Musique d’influence Rock Folk, il s’en dégage énergie et émotion, grâce aux prouesses vocales de la jeune artiste et aux nombreux rythmes endiablés.
Le public a pris beaucoup de plaisir à les découvrir et à les écouter.

Les plus attendus et acclamés ce soir étaient bien sûr les membres du groupe québécois Pascal Picard Band !
Une entrée sur scène vraiment très dynamique, et une prestation qui nous révèle le talent et la virtuosité des instrumentistes : Mathieu Cantin à la guitare, Phil Morissette à la basse, Stéphane Rancourt à la batterie et bien sûr la chanteuse: Pascale Picard. Sous ses airs de jeune adolescente (frange devant les yeux, arborant un T-shirt à l’effigie des Ramones) se cache une vraie « bête de scène » avec une force et une vivacité mettant tout de suite à l’aise et dans l’ambiance son public qu’elle remercie tout au long du concert de leur présence. Pascale, pétillante, drôle et chaleureuse, se donne à fond et l’auditoire le lui rendait bien (surtout « Anne-Marie » une fan des débuts).


Photo : Charlène Moulin-Passebosc


Elle prend le temps de discuter avec son public entre deux chansons, récupère son souffle tout en buvant un verre de rouge après des minutes endiablées comme ce fut le cas avec la chanson qui l’a fait connaître du grand public "Gate 22" dont le public reprenait en coeur le refrain entêtant. En plus des mélodies de l’album "Me, Myself & Us", le groupe (rappelons que ce n’est pas seulement une chanteuse mais tout un groupe) nous a également présenté une toute nouvelle mélodie qui devrait figurer sur leur nouvel album dont la sortie est prévue l’an prochain…

Il faut ajouter qu'en plus de l’incroyable modestie et gentillesse de Pascale, le groupe a su maintenir une excellente ambiance toute la soirée ! Pour résumé, un concert avec de vrais artistes plus proches que jamais du public, qui savent donner ce que le public réclame avec une énergie inépuisable.
Rendez-vous l’an prochain pour un tout nouvel album, à suivre.




Myspace officiel Pascale Picard Band:
http://www.myspace.com/pascalepicard
Myspace officiel Miliana: http://www.myspace.com/milianamusic
GAREAU William TRAN Aurélie
Publié dans : Chroniques - Par GAREAU William -TRAN Aurélie
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 10 2009 11:36
Une soirée exceptionnelle pour les 10 ans de l’Empreinte.

Le fait d’avoir commencé la soirée avec la chanson « c’est l’histoire d’une meuf » a tout de suite placé le public dans une ambiance très festive, et par moments complètement déjantée. Paul Léger, le chanteur, prenait du plaisir à faire participer le public (très souvent !), et le public en prenait autant à les écouter. Il était bien présent et s’amusait énormément. Il a d’ailleurs beaucoup contribué à l’ambiance chaleureuse, amicale, surchauffée et souvent délirante de la soirée.

Jean-Marc Sauvagnargues, qui est à la batterie, semblait aussi beaucoup s’amuser. Côté chant, il nous a impressionnés avec sa reprise de Brassens. Le doigté d’Yves Giraud à la guitare est assez impressionnant. Laurent Honel (guitare) a interprété une chanson de Renaud, ce qui était très sympa. Il était drôle et sympathique.

Coté invités, ils ont profité de leur « carte blanche » pour présenter leurs amis en commençant par Julien Bravo un chanteur/comédien qui a interprété trois de ses compositions. Les mélodies de Jonathan Bénisty étaient plus calmes et très agréables à entendre. Une amie violoncelliste les a accompagnés sur quelques morceaux. On a plutôt l’habitude d’entendre du violoncelle dans le genre « classique » mais en accompagnement de ces chansons drôles et énergiques, c’est inoubliable ! Places à de nouveaux invités La Sex Bomb avec dans chaque chansons des paroles délirantes qui font facilement participer le public. C’était vraiment géant, personnellement on a adoré quand les Fatals Picards ont chanté avec eux et le chant-réponse (Bob Marley – c’était un punk… ). Vraiment top !

Les Fatals Picards ont ravi leur public avec des chansons fétiches comme « Mon père était tellement de gauche » ou « Les bourgeois ». Les nouvelles chansons sont dans la même veine engagée d’ailleurs. Paul Léger a égratigné en passant les récents propos de Brice Hortefeux sur les « Auvergnats ».

Et pour leur dernière partie ils ont conclu avec des reprises de groupes célèbres comme AC/DC, Noir Désir et Indochine que le public a appréciées.

Au final une superbe soirée bien mouvementée... 3h30 où on ne voit pas le temps passer…

Mélanie Bottin, Emma Head.
Publié dans : Interviews - Par Mélanie Bottin, Emma Head.
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 10 2009 11:32
Interviewing Lucky Peterson is quite an experience.

He welcomes us in the dressing room and seems at first quite weary when asked about being brought up in a nightclub, hobnobbing with blues legends such as Muddy Waters. The questions must sound as the echo of thousands of previous interviews. Repeated references to God and religion lead us to ask him how important his faith is to him.

The conversation then shifts from music and childhood to more metaphysical concerns. Religion appears to be central.
His daughter regularly sings the Gospel in Church and he sounds extremely proud of it. He also appears to be a staunch supporter of the theory of Creationism [ie, belief based on the Bible and according to which man was created by God ; the theory is taught in some American high schools and is in complete contradiction with the theory of evolution].

He then asks us if we believe. He seems sorry to hear that we don’t or no longer do and tries to question our reasons not to believe. We stand on different sides of the ocean – each representing the mainstream cultural beliefs of their side of the Atlantic. The gap is quickly bridged during the concert and we have the impression of having been transported to a New York venue. Lucky Peterson displays an incredible amount of energy and reveals that he is a true virtuoso on the various music instruments he lays hand on.

Marie Ranieri
Publié dans : Interviews - Par Marie Ranieri
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Jeudi 18 juin 2009 4 18 06 2009 13:10
Interview d’Ion et Frah

Shaka Ponk, c’est le groupe avec le singe, Goz. D’où notre première question, d’où vient Goz?
Goz est un membre virtuel du groupe qui apparaît sur un écran. À l’origine, Goz était utilisé par un hacker pour court-circuiter les publicités d’une grande marque américaine de vêtements de sport en appelant au boycott de la marque. Les musiciens de Shaka Ponk ont rencontré ce hacker avec qui ils ont sympathisé et lui ont demandé la permission de reprendre  Goz afin de l’intégrer au groupe.

Le « top ami » de Shaka Ponk sur MySpace, c’est WWF. Est-ce une façon pour le groupe d’affirmer et d’afficher son engagement?
Ils se sentent profondément écologistes et humanistes. Ils ont constaté que ces valeurs étaient beaucoup plus présentes en Allemagne où ils ont vécu et où on est très en avance par rapport à la France. Et cet engagement transparaît dans les paroles de leurs chansons.

Le groupe a vécu plusieurs années à Berlin et les influences musicales qui dominent en Allemagne, comme l’électro par exemple, sont très présentes dans leur musique. Comment s’est décidé ce départ pour Berlin?
Le groupe en avait marre de la France et avait envie de bouger. Par ailleurs, les maisons de disque françaises leur imposaient d’écrire au-moins le refrain en français, ce qu’ils ne pouvaient accepter et ont préféré prendre des risques en partant plutôt que de transiger. « C’est comme si on nous demandait d’arrêter les grattes et de jouer avec un accordéon. » Le titre de leur premier album fait d’ailleurs référence à cette expérience, Loco con da frenchy talkin' et à leur décision de chanter en anglais et en espagnol (influence notamment de la Mano Negra et Manu Chao). Avant de partir pour Berlin, ils ont hésité avec Londres mais se sentaient culturellement plus attirés par Berlin, Londres étant trop marqué par la musique pop. Ils sont ainsi arrivés en 2004 à Berlin un peu comme des clochards. Cela fait à présent deux ans qu’ils sont en France mais ils comptent bientôt reprendre la route et partir s’installer pour quelque temps en Espagne, probablement à Barcelone.

Poser nu, c’est par goût de la provoc’? Une allusion aux Red Hot Chili Peppers?
La photo où ils posent nus illustre en fait leur départ d’Allemagne. L’idée, c’est qu’ils y ont tout donné mais qu’en partant d’Allemagne, ils sont restés qui ils étaient en demeurant fidèles à leurs choix musicaux. D’ailleurs, ils sont aussi partis d’Allemagne avec leur titre de leur deuxième album. Un critique allemand qui n’avait pas aimé leur premier album l’avait qualifié de « BO d’un mauvais film de seconde zone ». Ils ont gardé l’idée pour le titre de leur deuxième album : Bad Porn Movie Trax (en français : BO d’un mauvais film porno), sorti le 25 mai 2009.

Bad Porn Movie Trax est sorti avec du retard. Pourquoi ont-ils repoussé la sortie de l’album ?
Le groupe a connu quelques déboires avec son label allemand, dont il s’est séparé. Il a leur a fallu plusieurs mois pour composer les nouvelles chansons et trouver un nouveau label. Ils ont fini par signer avec le label « Guess What » qui dépend du label indépendant « Tôt ou Tard » créé et dirigé par Vincent Frèrebeau, producteur de Thomas Fersen, Vincent Delerm ou Yael Naim.
Propos receuillis par Kewin Manikam et Marie Ranieri
Publié dans : Interviews - Par Kewin Manikam et Marie Ranieri
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Samedi 6 juin 2009 6 06 06 2009 15:18

GAGE et Asha (Photo: M. Ranieri)
La chanson « Changer le monde » s’inscrit dans le mouvement « soul ». Ce sont des chanteurs comme Aretha Franklin, Al Green, James Brown qui l’ont fortement inspirés car ce dont ils parlent relèvent d’expériences vécues, ce ne sont pas des paroles artificielles. Affirmer ce côté soul, c’est une façon d’arrêter de vivre dans les illusions.

La chanson « Pardonne-moi » évoque un moment difficile de sa vie dont il ne parle jamais: ses huit mois d’incarcération à la suite d’une « connerie » pour gagner de l’argent facilement. En prison, il sert d’écrivain public pour les codétenus qui veulent écrire des lettres à leurs proches et qui ne savent as écrire ou veulent profiter de ses talents d’écriture. Des relations se nouent et on échange ce service contre du sucre, un peu d’argent, etc. C’est en hommage à l’un des codétenus devenu un ami qu’il a écrit « Pardonne-moi » en sortant de prison. Les paroles retracent la vie de cet ami resté en prison. Mais, ce thème du pardon lui était aussi personnellement très cher car il avait très honte de ce qu’il avait fait, d’avoir déçu sa famille, « il ne faut pas avoir honte de demander pardon. » A présent, il désire mettre en garde les jeunes tentés par l’argent facile, d’où ce conseil réitéré à plusieurs reprises lors de l’entretien : « faites pas de conneries », « travaillez », « trouvez un autre taf que le facile ».  Il s’estime très chanceux de s’en être sorti, d’autant qu’il s’était laissé entraîner et qu’il ne se reconnaissait pas, « j’ai failli tout perdre, y compris mon identité. » C’est aussi cette nécessité d’authentique qui explique cette affirmation de la tendance soul : « partir des expériences de vie ».

La chanson « Tu peux choisir » est l’aboutissement d’une rencontre avec Vitaa qui dès le début a très bien fonctionnée. Ils se sont rencontrés lors d’un concert de Laurette Fugain, puis Vitaa est venue à Montréal et tandis que Gage grattait quelques accords, Vitaa a été enthousiasmé et a pensé à des paroles pour accompagner ces accords. Ils ont ensuite enregistré la chanson à Paris mais tourné le clip à Montréal. Il a aussi collaboré avec d’autres artistes: « Doudou » avec son ami Wyclef.

La chanson « Mon frère » est dédiée à Corneille, un grand ami qui a pris ses distances afin de se consacrer pleinement à sa famille (cf. naissance de son enfant). Gage a mal vécu cet éloignement mais ne savait pas comment l’aborder, d’où l’idée de cette chanson. Le meilleur souvenir de concert de Gage est d’ailleurs lié à Corneille. Gage était au Bataclan, en plein concert, quand les musiciens ont tout à coup refusé de démarrer la troisième chanson. Grosse panique, puis finalement il voit Corneille débarqué sur scène pour lui apporter son disque d’or. Très grand moment d’émotion.

La chanson « Je veux être libre » fait allusion à sa mère qui n’a cessé et ne cesse de lui demander de rentrer à Montréal. Sa mère a longtemps désapprouvé sa décision de devenir musicien. Elle aurait préféré un fils docteur ou avocat, mais elle est très fière aujourd’hui quand elle le voit à la télé.


Enfin, Gage a évoqué l’influence religieuse, une croyance que s’il est arrivé là où il est, c’est qu’il doit y avoir une force supérieure, une intervention divine qui l’a conduit là. Il a évoqué avec nous la crise économique qui touche le secteur musical. Et pour ce qui est des différences entre la France et le Canada, il estime que les musiciens ont plus facilement leur chance en France car il y a une plus grande ouverture d’esprit et que c’est à Paris qu’il a véritablement appris son travail. En revanche, il a été très surpris (choqué ?) en arrivant en France car personne ne lui parlait. Il a été snobé par des artistes qu’il a ensuite vu venir assister à ses concerts. D’où une certaine méfiance vis-à-vis de ce milieu qu’il juge parfois « malsain ».

Son public, qu’il estime entre « 5 et 117 ans » (rires), était très présent et aussi énergique que lui hier soir à L’Empreinte.

Publié dans : Interviews - Par Asha TEELUCK et Marie RANIERI
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