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Jeudi 18 juin 2009
Interview d’Ion et Frah

Shaka Ponk, c’est le groupe avec le singe, Goz. D’où notre première question, d’où vient Goz?
Goz est un membre virtuel du groupe qui apparaît sur un écran. À l’origine, Goz était utilisé par un hacker pour court-circuiter les publicités d’une grande marque américaine de vêtements de sport en appelant au boycott de la marque. Les musiciens de Shaka Ponk ont rencontré ce hacker avec qui ils ont sympathisé et lui ont demandé la permission de reprendre  Goz afin de l’intégrer au groupe.

Le « top ami » de Shaka Ponk sur MySpace, c’est WWF. Est-ce une façon pour le groupe d’affirmer et d’afficher son engagement?
Ils se sentent profondément écologistes et humanistes. Ils ont constaté que ces valeurs étaient beaucoup plus présentes en Allemagne où ils ont vécu et où on est très en avance par rapport à la France. Et cet engagement transparaît dans les paroles de leurs chansons.

Le groupe a vécu plusieurs années à Berlin et les influences musicales qui dominent en Allemagne, comme l’électro par exemple, sont très présentes dans leur musique. Comment s’est décidé ce départ pour Berlin?
Le groupe en avait marre de la France et avait envie de bouger. Par ailleurs, les maisons de disque françaises leur imposaient d’écrire au-moins le refrain en français, ce qu’ils ne pouvaient accepter et ont préféré prendre des risques en partant plutôt que de transiger. « C’est comme si on nous demandait d’arrêter les grattes et de jouer avec un accordéon. » Le titre de leur premier album fait d’ailleurs référence à cette expérience, Loco con da frenchy talkin' et à leur décision de chanter en anglais et en espagnol (influence notamment de la Mano Negra et Manu Chao). Avant de partir pour Berlin, ils ont hésité avec Londres mais se sentaient culturellement plus attirés par Berlin, Londres étant trop marqué par la musique pop. Ils sont ainsi arrivés en 2004 à Berlin un peu comme des clochards. Cela fait à présent deux ans qu’ils sont en France mais ils comptent bientôt reprendre la route et partir s’installer pour quelque temps en Espagne, probablement à Barcelone.

Poser nu, c’est par goût de la provoc’? Une allusion aux Red Hot Chili Peppers?
La photo où ils posent nus illustre en fait leur départ d’Allemagne. L’idée, c’est qu’ils y ont tout donné mais qu’en partant d’Allemagne, ils sont restés qui ils étaient en demeurant fidèles à leurs choix musicaux. D’ailleurs, ils sont aussi partis d’Allemagne avec leur titre de leur deuxième album. Un critique allemand qui n’avait pas aimé leur premier album l’avait qualifié de « BO d’un mauvais film de seconde zone ». Ils ont gardé l’idée pour le titre de leur deuxième album : Bad Porn Movie Trax (en français : BO d’un mauvais film porno), sorti le 25 mai 2009.

Bad Porn Movie Trax est sorti avec du retard. Pourquoi ont-ils repoussé la sortie de l’album ?
Le groupe a connu quelques déboires avec son label allemand, dont il s’est séparé. Il a leur a fallu plusieurs mois pour composer les nouvelles chansons et trouver un nouveau label. Ils ont fini par signer avec le label « Guess What » qui dépend du label indépendant « Tôt ou Tard » créé et dirigé par Vincent Frèrebeau, producteur de Thomas Fersen, Vincent Delerm ou Yael Naim.
Propos receuillis par Kewin Manikam et Marie Ranieri
Publié dans : Interviews - Par Kewin Manikam et Marie Ranieri
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Samedi 6 juin 2009

GAGE et Asha (Photo: M. Ranieri)
La chanson « Changer le monde » s’inscrit dans le mouvement « soul ». Ce sont des chanteurs comme Aretha Franklin, Al Green, James Brown qui l’ont fortement inspirés car ce dont ils parlent relèvent d’expériences vécues, ce ne sont pas des paroles artificielles. Affirmer ce côté soul, c’est une façon d’arrêter de vivre dans les illusions.

La chanson « Pardonne-moi » évoque un moment difficile de sa vie dont il ne parle jamais: ses huit mois d’incarcération à la suite d’une « connerie » pour gagner de l’argent facilement. En prison, il sert d’écrivain public pour les codétenus qui veulent écrire des lettres à leurs proches et qui ne savent as écrire ou veulent profiter de ses talents d’écriture. Des relations se nouent et on échange ce service contre du sucre, un peu d’argent, etc. C’est en hommage à l’un des codétenus devenu un ami qu’il a écrit « Pardonne-moi » en sortant de prison. Les paroles retracent la vie de cet ami resté en prison. Mais, ce thème du pardon lui était aussi personnellement très cher car il avait très honte de ce qu’il avait fait, d’avoir déçu sa famille, « il ne faut pas avoir honte de demander pardon. » A présent, il désire mettre en garde les jeunes tentés par l’argent facile, d’où ce conseil réitéré à plusieurs reprises lors de l’entretien : « faites pas de conneries », « travaillez », « trouvez un autre taf que le facile ».  Il s’estime très chanceux de s’en être sorti, d’autant qu’il s’était laissé entraîner et qu’il ne se reconnaissait pas, « j’ai failli tout perdre, y compris mon identité. » C’est aussi cette nécessité d’authentique qui explique cette affirmation de la tendance soul : « partir des expériences de vie ».

La chanson « Tu peux choisir » est l’aboutissement d’une rencontre avec Vitaa qui dès le début a très bien fonctionnée. Ils se sont rencontrés lors d’un concert de Laurette Fugain, puis Vitaa est venue à Montréal et tandis que Gage grattait quelques accords, Vitaa a été enthousiasmé et a pensé à des paroles pour accompagner ces accords. Ils ont ensuite enregistré la chanson à Paris mais tourné le clip à Montréal. Il a aussi collaboré avec d’autres artistes: « Doudou » avec son ami Wyclef.

La chanson « Mon frère » est dédiée à Corneille, un grand ami qui a pris ses distances afin de se consacrer pleinement à sa famille (cf. naissance de son enfant). Gage a mal vécu cet éloignement mais ne savait pas comment l’aborder, d’où l’idée de cette chanson. Le meilleur souvenir de concert de Gage est d’ailleurs lié à Corneille. Gage était au Bataclan, en plein concert, quand les musiciens ont tout à coup refusé de démarrer la troisième chanson. Grosse panique, puis finalement il voit Corneille débarqué sur scène pour lui apporter son disque d’or. Très grand moment d’émotion.

La chanson « Je veux être libre » fait allusion à sa mère qui n’a cessé et ne cesse de lui demander de rentrer à Montréal. Sa mère a longtemps désapprouvé sa décision de devenir musicien. Elle aurait préféré un fils docteur ou avocat, mais elle est très fière aujourd’hui quand elle le voit à la télé.


Enfin, Gage a évoqué l’influence religieuse, une croyance que s’il est arrivé là où il est, c’est qu’il doit y avoir une force supérieure, une intervention divine qui l’a conduit là. Il a évoqué avec nous la crise économique qui touche le secteur musical. Et pour ce qui est des différences entre la France et le Canada, il estime que les musiciens ont plus facilement leur chance en France car il y a une plus grande ouverture d’esprit et que c’est à Paris qu’il a véritablement appris son travail. En revanche, il a été très surpris (choqué ?) en arrivant en France car personne ne lui parlait. Il a été snobé par des artistes qu’il a ensuite vu venir assister à ses concerts. D’où une certaine méfiance vis-à-vis de ce milieu qu’il juge parfois « malsain ».

Son public, qu’il estime entre « 5 et 117 ans » (rires), était très présent et aussi énergique que lui hier soir à L’Empreinte.

Publié dans : Interviews - Par Asha TEELUCK et Marie RANIERI
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Vendredi 29 mai 2009

Photo : Charlène Moulin-Passebosc
Manu, l’ancienne chanteuse de Dolly, est revenue à l’Empreinte nous faire découvrir son nouvel album, Rendez-vous, sorti fin septembre 2008. Elle est déjà passée en live en acoustiques sur Direct 8, son single est entré sur Virgin et on en peut voir le clip sur MCM.

Ayant eu une période difficile à la suite de la tragique disparition du bassiste de Dolly, Mika, et d’histoires d’ordre privé, elle a composé des chansons, ce qui lui a servi d’exutoire. Elle a donc monté un projet solo et a repris les chansons créées pendant cette période pour faire cet album personnel et très intime. Elle ne pouvait pas imposer son univers à d’autres musiciens puisqu’elle avait été seule à le vivre.

Depuis, elle ne vit que de belles choses. La chanson en japonais « Sukuri Ni » était déjà annonciatrice de son mieux-être. Cette chanson était au départ en anglais et son but était d’ouvrir les bras vers l’extérieur. Mais elle a découvert la culture nippone et l’a beaucoup appréciée (elle est d’ailleurs très fan des mangas et des jeux vidéos japonais). Elle a donc demandé à Suzuka Asaoka, journaliste de No Life, de lui écrire les paroles en lui donnant pour seule consigne de rédiger quelque chose d’optimiste. Suzuka lui a donc traduit son texte en français pour qu’elle comprenne ce qu’elle allait chanter et Manu l’a appris par cœur en phonétique. Dans cette chanson, il est donc question d’une personne qui se lève le matin et qui sourit devant son miroir en se disant que cela va être une bonne journée.

Elle apprécie particulièrement de jouer dans les petites salles puisque les conditions y sont bonnes. Elle y rencontre des personnes motivées et passionnées. De plus, elle repart à zéro et elle ne sait pas si elle pourrait les remplir. Pour elle, il y a beaucoup d’émotion dans les petites salles et elle est heureuse de pouvoir revenir régulièrement jouer dans des salles comme l’Empreinte. Pour ses concerts, elle n’a pas envie de tomber dans le pathos et évite de trop se laisser aller à ses émotions. Lors de ses deux premiers concerts, elle n’arrivait pas à se contrôler et fondait sans arrêts en larmes. Le fait de retrouver certains fans de Dolly dans son public lui rappelait, et lui rappelle toujours, les moments passés avec Mika, Nikko et Thierry. Elle estime que son public est assez large, plus large qu’à l’époque de Dolly. Elle y voit même des enfants de 7-10 ans touchés par certaines de ses chansons.

Actuellement, elle est en train de se tourner vers son prochain album, qui sera davantage en collaboration avec les autres membres du groupe.

Publié dans : Interviews - Par L'empreinte
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Vendredi 29 mai 2009

Photo : Charlène Moulin-Passebosc
Clément Marchand (guitare et chant), Alexandre Castagnetti, dit Alec (synthé et chant)

Origine du groupe
Ils se sont rencontrés pendant leurs études en école d’ingénieur à Paris. A l’époque, ils faisaient de la musique ensemble, c’était il y a 12 ans. Ils avaient constitué un groupe qui s’appelait Beaubourg. Beaubourg passait à l’origine dans une émission pour la jeunesse, Canalweb. Clément Marchand (guitare et chant dans le groupe) était un chansonnier, l’équivalent du « Corbier d’internet ». Le groupe Beaubourg a commencé avec 3 membres et a rapidement atteint le nombre de 16 membres. Ils n’ont fait que de la scène pendant 5 ans et ont sorti un album. Cette expérience les avait fatigués et ils n’en vivaient pas.
Quelques années plus tard, ils ont eu envie de retrouver leurs fans. Damien, leur « mécène » les a sponsorisés. Ils sont devenus des intermittents du spectacle. Damien est derrière la caméra. Ils ont voulu se relancer dans un nouveau projet, retrouver une certaine simplicité dans leurs compositions et revenir aux sources via Internet. Le fait de mettre leur chanson en format vidéo leur permet de fixer leurs chansons plus directement et beaucoup plus rapidement et de ne pas passer par le travail en studio, etc., qui leur prenait minimum un mois. En créant leur page Myspace, ils avaient besoin d’un nom, ils ont décidé de s’appeler La Chanson du Dimanche car ils s’étaient fixés la règle de sortir une chanson chaque dimanche. Ils voulaient s’imposer un rythme, se mettre une contrainte pour se forcer à s’y tenir car sinon, ils étaient sûrs de toujours repousser au lendemain. Pour eux, cette règle était comme un défi, un jeu, et ils ne pensaient pas devenir aussi connus. Au départ, ils s’étaient fixés cette règle sans vraiment s’attendre à devoir s’y tenir aussi longtemps. Très souvent, ils composent au dernier moment, dans l’urgence, souvent le samedi soir.

Les hasards aboutissant à des règles d’or
Lors de la saison 1, tous leurs clips contenaient le mot « piscine ». Au départ, c’était un hasard. Ils se sont rendus compte au bout de 3 chansons que ce mot ressortait à chaque fois. Du coup, ils ont décidé de l’utiliser pendant toute la saison et ont créé le titre « Piscine Love ».
Le petit rituel du début du clip est aussi le fruit du hasard. La seule prise qu’ils ont réussie à faire en entier était celle où Damien avait fait un zoom arrière sur un vieil homme jouant aux boules et où Clément avait toussé pendant qu’Alex disait « Salut, c’est la Chanson du Dimanche ! La pêche ! » avant de commencer à jouer. Damien avoue qu’il a mis un certain temps à réaliser que Clément toussait à chaque fois car parfois il le faisait très naturellement. Ils se sont rendus compte que cela rendait bien et du coup ont décidé d’instaurer ce rituel d’introduction.
A chaque fois, Damien réfléchit au lieu où le clip va être tourné en fonction du thème de la chanson. Parfois, il arrive qu’il soit au courant du thème vraiment à la dernière minute. Ils se baladent dans Paris, essaient de trouver un élément dans le décor qui pourrait rappeler le thème. Parfois, ils vont même jusqu’à l’acheter : horoscope, poule en chocolat, frites McCaïn.
Clément ne se voit pas changer de tenue. Il a même dû réparer sa chemise qui a connu un accident de sèche-linge (sortie brulée). Clément est toujours à gauche avec une chemise beige et des bretelles rouges, Alec à droite avec une chemise verte, une veste noire et une cravate blanche.

Leurs parcours avant d’être chanteurs
Ils ont été consultants en Télécom, un an et demi pour Alec et 2 ans pour Clément. Ils ne se voyaient pas prendre le RER A toujours bondé tous les jours pour aller à la Défense toute leur vie. Ils n’avaient pas envie de continuer dans cette voie malgré le fait que cela leur permettait d’avoir une situation financière stable. Ils gagnaient bien leur vie mais ne se sentaient pas heureux. Ils n’avaient plus envie de jouer un rôle. Alec nous raconte qu’il s’était présenté à son premier entretien d’embauche avec son commercial, qui lui avait demandé de mentir sur ses expériences. Clément a démissionné en 2001 pour créer Beaubourg. Il pensait qu’il avait fait une super chanson et que cela lui permettrait d’en vivre, ce qui n’a pas été le cas. Il s’est alors mis à donner des cours de maths à des particuliers et à des classes entières pour gagner sa vie. Il enseigne toujours aujourd’hui à des BTS. Il n’a pas envie d’arrêter d’être professeur de maths, il s’y sent à sa place.
Alec a écrit et réalisé un film en 2004, L’Incruste, avec Corentin Julius. Il a démissionné de son poste dans le consulting et est devenu intermittent du spectacle. Clément a composé la musique du film avec Jérôme Germond.

Leurs projets
Leur album sortira en mars, ainsi que le dvd de la saison 4. La tournée continue.
Quant à Alec, il vient de réaliser une série qui sera diffusée sur Arte en septembre-octobre 2009 : Les Invincibles. Il s’agit de 8 épisodes de 52 min au sujet de 4 garçons trentenaires qui s’ennuient. Ils concluent un pacte pour retrouver leur liberté. Un exemple : quitter leur copine à 21h précises à chaque fois. C’est une comédie.

Publié dans : Interviews - Par L'empreinte
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Vendredi 29 mai 2009

Photo : Charlène Moulin-Passebosc
Pourquoi ce nom : La Grande Sophie ?
Elle voulait un pseudo pour la scène mais n’en trouvait pas qui lui correspondait.. Arrivée à Paris, les filles de Maximum Kouette (groupe qui l’a aidée à se lancer) l’ont surnommée comme cela et « La Grande Sophie » est resté.

Parcours
La Grande Sophie forme son 1er groupe à l’âge de 13ans, accompagnée par son frère et son voisin, elle joue de la guitare. Tous les trois s’entraînaient dans leur garage sur leur propres compositions ou des reprises. Pour eux ce fut un moyen de se canaliser, dans une petite ville où l’activité culturelle n’était pas vraiment développée (pas de cinéma, par exemple). Elle donne son 1er concert avec son groupe en 1985 lors de la première fête de la musique dans son collège. Cependant à cet âge (15ans), la musique n’était pas encore une évidence, l’envie ne s’est précisée que plus tardivement. Après avoir écrit sa 1ère chanson, la Grande Sophie n’as plus jamais arrêté l’écriture.
Après l’obtention de son bac, elle choisit d’intégrer les Beaux Arts avec le soutien de ses parents qui ne lui ont jamais déconseillé le milieu artistique et ne l’ont jamais découragée. Les Beaux Arts lui ont permis de s’ouvrir sur différents milieux comme la musique expérimentale, mais sa passion première est la sculpture (matière, forme...). Elle a parfois allié cette dernière à la musique en y intégrant des haut-parleurs.
Selon elle, les Beaux Arts constituaient un milieu élitiste à l’époque et elle n’y avait pas vraiment trouvé sa place et a dû faire un choix. Elle est donc montée à Paris pour rencontrer plus de monde. Elle a d’abord fait des petits boulots, mais Paris était malgré tout magique au niveau culturel par sa diversité. Monter à Paris lui a permis de faire de nombreuses rencontres, avec les associations notamment. Ce ne fut que du positif à son sens puisqu’elle a constamment évolué sans jamais reculer.

La scène
Elle a réalisé une petite tournée entre ses deux albums afin de repartir toute seule sur scène avec sa guitare et sa grosse caisse au printemps 2006. Durant cette tournée, elle a retrouvé des lieux plus intimes.
Toutefois, elle trouve beaucoup de plaisir à jouer sur les grosses scènes, comme par exemple lors de son Zénith en 2006, qui sont plus euphorisantes, où elle trouve plus de répondant tandis que les petites salles lui permettent de mieux voir son public.

Francofolies
La Grande Sophie était sur le point de sortir son 1er album quand on lui a annoncé qu’elle participerait aux Francofolies. Elle y a chanté deux chansons, ce fut son premier grand festival, qui se révéla très important pour la suite puisqu’on y trouve beaucoup de programmateurs.

Victoires de la musique
Lors des Victoires de la Musique de 2005, elle a décroché la « révélation scène ». C’était important pour elle car elle venait de la scène. Sachant qu’il y avait des artistes bien plus connus qu’elle, elle ne pensait pas qu’elle gagnerait ce prix, surtout qu’elle venait d’une petite structure associative. Cela lui a permis de marquer une certaine crédibilité dans le milieu professionnel.

Nouvel album
Son nouvel album sortira le 26 janvier 2009 et elle redémarrera une tournée par la suite. Cet album est particulièrement différent des précédents puisqu’il est plus acoustique, plus organique, plus aéré. Il laisse place à la voix. Le travail en studio fut également différent, elle y a travaillé avec Edith Fabuena (réalisatrice, guitariste d’Etienne Daho, Alain Bashung…). Elle a très vite ressenti les attentes de la Grande Sophie et elles se sont très bien entendues durant toutes la durée de l’enregistrement. Edith a usé la maïeutique, comme elle dit, et ça a vraiment bien marché sur elle, estime la Grande Sophie. Elle a pu explorer d’autres choses sur sa voix, on y trouve plus d’émotion, plus de sensibilité et moins de pudeur. Dès le début elle avait la volonté d’une évolution.
Pour elle, le travail en studio se révèle souvent oppressant, pesant. Pour elle, ce n’est pas que du bonheur, car de nombreux accrochages ont lieu, il faut se faire comprendre. C’est pourquoi elle a choisi Edith Fabuena pour réaliser cet album et elle ne regrette pas son choix.
Sur ce nouvel album elle a également invité ses fans à y participer. Durant l’enregistrement, cinq jeunes filles l’ont rejoint en studio pour les « claps ». Elle a pu leur montrer la chaîne de travail, l’envers du décor et tout le travail que nécessite un disque.
Elle a lancé un appel sur son site afin de recueillir les dessins de ses fans qui apparaîtront sur l’édition limitée du son 5ème album et elle va choisir parmi les vidéos qui ont pu lui être envoyées, la personne qui fera sa 1ère partie à l’Alhambra.

Public
Son public est très hétéroclite, on y trouve des familles, des gothiques, des punks, des enfants…

Pire expérience
Son plus mauvais souvenir est celui de son 1er Olympia ! Elle l’a très mal vécu à cause des problèmes techniques survenus. Elle a dû faire la moitié du concert sans retour de son, rien ne marchait comme prévu… Elle n’avait pourtant eu aucun problème durant la tournée, tout s’est cumulé à l’Olympia !

Meilleur souvenir
Son meilleur souvenir était lors des Francofoliess, sur la scène St Jean d’Acre, il faisait si chaud que les pompiers arrosaient la foule (elle admet adorer la chaleur). Elle s’est jetée dans la foule, a récupéré une rose au passage et a fini sur scène avec la rose dans la bouche. Pour elle, se fut une expérience magique.

Style
Elle a qualifié sa musique de « kitchen-music » afin de ne pas être enclavée dans un genre bien défini, elle voulait créer son propre style, même si elle ne se pose pas la question. Pour elle, il faut considérer la musique comme le quotidien, pour qu’elle soit plus abordable.

Influences
The Selecter, Madness, the Pretenders, Suzanne Vega, Prince ..
Double 6 (jazz français)

Projets en cours
Elle commence sa tournée fin janvier après la sortie de son album, donc elle va faire de nouvelles salles et de nouveaux festivals. Elle essaie actuellement d’écrire une pièce musicale avec des instruments de grand orchestre. Elle aimerait également se développer dans la musique de films. Pourquoi pas Peau d’Ane ?

Interview rédigé par Mélanie GELY, propos recueillis par Mélanie GELY, Asha TEELUCK et Aurore FRATTALEMI
Publié dans : Interviews - Par Mélanie GELY, Asha TEELUCK et Aurore FRATTALEMI
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