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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 09:03

AGS 7097Mélanie Bottin : D’où viennent vos influences ?
 
Julien Pras : Un peu de tout en fait. C’est très large. À une époque, quand j’étais ado, j’ai connu la déferlante Nirvana. Comme la plupart des gens de ma génération. J’étais plus dans des musique bruitistes, puis après je suis revenu vers des choses plus folk et avec des arrangements.
Quand j’étais en 6ème, j’écoutais les Beach Boys, la chanson « Barbara Ann ». Je me rappelle avoir essayé de décortiquer les harmonies. Depuis j’ai continué !
 
Marie-Olympe Duponchelle : Comment définissez-vous votre univers musical personnel ?
 
Julien Pras : Lorsque j’étais dans le groupe Calc, ma musique était plus rock, mais depuis le dernier album sorti en 2007 le groupe est en stand-by. Maintenant que je suis en solo, je peux composer pour moi et faire des disques plus folk. Je fais ça chez moi, parce que j’aime beaucoup les arrangements. Pour l’instant, mes deux albums solos sont beaucoup arrangés.
 
Marie-Olympe Duponchelle : Pourquoi avoir choisi de chanter en anglais ?
 
Julien Pras : C’est venu très naturellement. J’écoutais de la musique très jeune comme les Beatles des styles très anglo-saxon. À huit ans, j’ai vécu au Etats-Unis. J’ai étudié là-bas. C’est ce qui a attisé la flamme, ce qui ma donné envie de faire de la musique. Ça c’est imposé à moi.
 
AGS 7036Marie-Olympe Duponchelle : Pourquoi avoir choisi le titre « Shady Hollow Circus » comme titre de votre album ?
 
Julien Pras : C’est une référence à là où j’habitais quand j’étais au Etats-Unis. C’est un écho aux souvenirs d’enfance. Le nom de la rue était Shady Hollow Circle, j’ai fait une référence au monde du cirque qui peut être à la fois joyeux et malsain.
 
Coralie Bottin : Les Inrocks ont décrit votre album comme étant un « torrent de beauté nacrée à faire pleurer les roches les plus impassibles ». Cette douceur et cette mélancolie, c’est quelque chose que vous revendiquez ?
 
Julien Pras : Je ne savais pas qu’ils avaient dit ça, ça me fait plaisir ! Je ne fais pas de la musique mélancolique volontairement, je prends ma guitare et je commence à AGS 7051composer. Je cherche un accordage. Quand quelque chose me parle je le garde et je chante les mots qui me viennent. En général, les premiers mots qui sortent sont la base de mes textes. Je n’écris jamais avant de composer ma musique, je prépare toujours une base mélodieuse avant.
 
Mélanie Bottin : Comment arrivez-vous à gérer vos deux projets musicaux si différents en même temps ?
 
Julien Pras : Il y a deux ans les deux étaient égaux et depuis un an Mars  Red Sky a pris le pas. Avec le nouvel album il y a un label plus gros, il y a aussi plus d’opportunités et d’intérêts. Mais ce soir je vais jouer des morceaux de Calc et du premier album de Julien Pras surtout.
 
Mélanie Bottin : Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre dernier album des Mars Red Sky « Stranded in Arcadia » ?
 
Julien Pras : C’est moi qui ai choisi le titre. Le contexte est spécial. C’était un périple. Une tournée était prévue au Brésil, en Argentine, LA et la côte Ouest mais pour certaines raisons on a été interdit de séjour aux Etats-Unis donc on est resté à Rio où on a enregistré notre album. C’est donc un clin d’œil à cette situation.
 
AGS 7149Coralie Bottin : Avec votre groupe Mars Red Sky vous faites la première partie de Détroit dimanche 1er juin à la Cigale. Comment cette opportunité s’est-elle présentée ?
 
Julien Pras : C’est la cinquième date qu’on fait avec Détroit. Le fait qu’on vienne de Bordeaux est lié. C’est Bruno Green, un des musiciens de Detroit, qui a rencontré un ami dans le train qui lui a parlé de plusieurs groupes dont Mars Red Sky. Il est donc allé écouter et il a commandé des disques et notre batteur a réalisé qu’il connaissait Bruno. Bruno s’est donc présenté et nous a dit qu’il cherchait quelqu’un pour faire une première partie, et nous a proposés. Donc on a tout de suite accepté.

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Published by Mélanie Bottin, Marie-Olympe Duponchelle et Coralie Bottin - dans Interviews
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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 09:19

AGS 4343MiNOU, un nom tout doux pour un live bien agressif. C’est ce trio qui ouvre ce vendredi soir et qui annonce une soirée bien rock’n’roll, et c’est peu de le dire ! Pierre et Sabine, les deux voix de ce groupe, s’accordent à merveille et s’associent naturellement à un instrumental bien trempé. À la fois fragile et dur, clair et sombre, on se laisse aisément porter par leur musique enivrante. Oui, la musique de MiNOU apaise, repose et nous fait voyager. Mais la musique de MiNOU nous fait aussi danser, bouger et sauter ! MiNOU, c’est un nom tout doux mais c’est surtout une très jolie découverte à écouter sans modération !

 

AGS 4216 AGS 4261

 

AGS 4720Le concert de MiNOU se termine, un peu trop vite pour certains, mais voilà qu’arrive sur scène HollySiz, vêtue de rouge passion. À ce moment-là, c’est comme un mouvement effervescent qui agite le public, comme si les musiciens et nous ne faisions plus qu’un. Certains dansaient, d’autre chantaient, qu’on se le dise : la soirée qui avait bien commencé continuait sur cette lancée ! Ancienne danseuse et actrice, aujourd’hui chanteuse, Cécile Cassel semble avoir trouvé sa voie et ce n’est pas pour nous déplaire ! Entre pop dansante, rock électrique et influence « hip-hop », HollySiz nous transmet un paquet d’ondes positives ! En plus de chanter merveilleusement bien, HollySiz possède un déhanché a faire pâlir ! En résumé, si vous n’avez pas encore vu HollySiz en live, courez-y ! Vous ne manquerez pas de passer une très agréable soirée où vous pourrez danser avec ferveur et abandon. En bonus, des reprises réussies de « Between Days » des Cures et de « Smalltown Boy » des Bronski Beat!

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Published by Emma HEAD - dans Live Report
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 09:23

AGS 4820Gloria Manoka: Pourquoi avoir choisi ce pseudonyme et qu’est-ce qu’il signifie?
 
Hollysiz : Siz, c’est mon petit nom. Tous mes amis et ma famille m’appellent comme ça depuis toujours. Mais Siz, c’était déjà déposé par un rappeur et effectivement, ça sonnait très proche du rap et je ne me lançais pas dans le hip hop tout de suite ! J’ai alors cherché ce qui pouvait apporter quelque chose de plus féminin. Holly, c’est arrivé assez vite parce que déjà c’est le nom d’un personnage du premier film de Terrence Malick, Badlands qui m’a beaucoup inspirée et c’est aussi le houx qui est une plante rouge qui pique et le projet était déjà rouge depuis longtemps. C’est un mélange de tout ça !
 
Magali Ohouens : Tu étais actrice avant de te lancer dans la musique. Est-ce un changement de carrière définitif  ou tu entends mener les deux de front ?
 
Hollysiz : Ni l’un ni l’autre ! En ce moment, c’est sept jours sur sept la musique donc ce serait difficile de faire autre chose en même temps. Mais sinon, non, je n’ai pas tiré un trait sur le cinéma. La seule vraie différence, c’est que là je suis chef de ma petite entreprise et que pour le cinéma, il faut qu’on fasse appel à vous. Il faut du temps pour être disponible. Je me sens plus à ma place dans la musique parce que c’est moi qui décide. Mais j’ai déjà des projets de cinéma pour après la tournée.
 
AGS 4850Marie Dubois : Comment définirais-tu ton style musical ? Quels artistes t’influencent ?
 
Hollysiz : J’ai regardé chez les disquaires où j’étais rangée et la plupart du temps je suis ou dans le pop ou dans le rock. Ça me va. Moi, je voulais faire un album de pop à la base qui est devenu de plus en plus rock au fur et à mesure et sur scène vous verrez il l’est encore plus. Mais je n’avais pas une volonté de faire du rock. C’était plus l’énergie qui me correspondait pas mal. J’avais envie de faire de la pop et en même temps je suis très inspirée par la scène électro et beaucoup par le hip hop aussi. Dans ma manière d’écrire, j’ai souvent écrit des textes avec beaucoup de mots, un débit assez rapide. Et cela vient du fait que j’écoutais vraiment beaucoup de rap quand j’étais plus jeune et encore aujourd’hui ! Après les groupes qui m’inspirent, c’est très très large ! Ça va de LCD Sound System à Gossip, Ting Tings, à Michael Jackson qui est mon idole absolu ! En ce moment, j’écoute beaucoup le dernier Metronomy et un chanteur qui s’appelle Asgeir. Ce sont des gens que j’aime en tant que mélomane. Je ne me compare jamais à ces groupes-là ! Après je retrouve parfois dans certains de mes choix musicaux certaines de leurs influences.
 
Marie Ranieri : Juste un petit mot sur la folk. L’intro de « What a Man Hides » est très folk…
 
HOL1bisHollysiz : Pour cette chanson, j’ai juste écrit le texte. Je ne l’ai pas composé. C’est le groupe Brigitte qui l’a composé et c’est elles que l’on entend faire les chœurs dans l’album. Elles, elles viennent vraiment de la folk et dans la manière dont elles me l’ont présenté au départ, il n’y avait pas de texte. Elles faisaient du « yaourt », c’est-à-dire qu’elles faisaient « lalala » dessus. C’était guitare-voix dans une cuisine. J’ai trouvé ça tellement joli cette manière de la jouer que quand on est entrés en studio avec elles, je me suis dit, « est-ce que l’on ne ferait pas le début de la manière la plus pure possible ? On chante le thème et ensuite on rentre dans un truc plus produit et plus proche du reste de l’album. » Mais c’est une musique que j’adore profondément ! Il n’y a pas longtemps, pour une émission de radio, j’ai repris « Jolene » de Dolly Parton qui est à la fois folk et country. Ça correspond moins à l’énergie que j’ai envie de donner mais c’est une musique que j’adore et que j’écoute énormément.
 
Gloria Manoka : Moi, j’aimerais savoir si c’est toi qui écris toutes tes paroles.
 
Hollysiz : Oui ! C’est 100% mes paroles ainsi qu’une très très grosse partie de la composition de l’album. Il y a certains morceaux où j’ai tout fait de A à Z. D’autres comme celui avec Brigitte où elles ont fait la musique ; d’autres où on l’a fait à plusieurs mains, notamment avec Yodelice et son acolyte, Xavier Caux.
 
Magali Ohouens : Pourquoi avoir choisi d’intituler cet album : « My name is » ?
 
Hollysiz : « My name is », c’est plusieurs choses. C’est un clin d’œil à Eminem parce que la première fois qu’il s’est présenté, il est arrivé avec son double Slim Shandy. Il s’appelait Eminem mais il présentait son espèce de superhéros. Moi, Hollysiz, je l’ai toujours imaginé comme ça, comme une cape avec laquelle j’osais faire plein de choses que je n’osais pas faire en tant que Cécile. « My name is », c’est aussi un petit clin d’œil au fait que mon nom [ie, Cassel] est quelque chose dont on m’a beaucoup parlé lorsque je faisais du cinéma et là, c’était une manière de dire, « Voilà, le sujet est clos. Maintenant, regardez ce que moi, j’ai à proposer ! »
 
AGS 5031Marie Dubois : Est-ce que tu peux nous dire quelques mots sur le pemier titre de cet album, « Come Back to Me » ?
 
Hollysiz : C’est une chanson qui m’a porté bonheur et que j’ai écrite il y a quatre ans ! A partir de là, elle m’a tout le temps porté bonheur. Il y a un concours de jeunes talents qui s’appelle le FAIR que j’ai gagné grâce à cette chanson. J’ai signé en maison de disque grâce à cette chanson. J’avais écrit mon premier clip et on l’a co-réalisé avec Hugo Gelin. Quand j’ai apporté cette idée à ma maison de disque, ils ont été tout de suite d’accord. Il y a un an jour pour jour qu’on a lancé le clip. Les gens qui s’étaient intéressés à « Come Back to Me » avaient pu découvrir que derrière Hollysiz, il y avait pour certains quelqu’un qu’ils connaissaient. Et puis, on s’est retrouvés avec 150,000 vues en 24 heures ! On a complètement halluciné de ce qui s’est passé ! C’est une chanson que j’ai écrite pour quelqu’un qui n’est plus là et dont je ne voulais garder que la joie que cette personne m’avait apportée. Et de fait, c’est un peu ce qui se passe puisque tous les soirs, les gens dansent dessus. L’été dernier, j’avais plein d’amis qui étaient un peu partout, même dans le monde, et qui se retrouvaient dans des fêtes et filmaient la fête pour me dire, « Regarde! » Et c’est fou parce que c’est faire revivre quelqu’un qui n’est plus là avec quelque chose de super positif.
 
Gloria Manoka : C’est toi qui tiens le rôle principal dans les deux clips « Come Back to Me » et « Tricky Game » que l’on peut voir sur ton site. L’idée vient de toi à chaque fois ?
 
AGS 5096Hollysiz : Oui complètement ! « Come Back to Me », je l’avais écrit de A à Z et je voulais le réaliser seule au départ mais c’était une trop grosse entreprise pour moi de faire un premier clip, d’être dedans avec toute la préparation physique que j’ai eue. Il y avait beaucoup de danse mais au-delà de préparer la chorégraphie, il y avait le fait de danser pendant 17h d’affilée et quand on tourne un clip, on ne peut pas être doublé. En tout cas, moi, je ne le voyais pas comme ça ! Donc, j’ai fait appel à Hugo Gelin qui est venu faire la co-réalisation et qui a apporté quelque chose de très technique dans tout ça. Pour le deuxième clip, j’ai fait appel à Nicolas Benamou avec qui j’avais déjà travaillé sur un film. Je suis arrivée avec le projet vraiment écrit en disant, « voilà, j’ai cette idée très précise ! » Et là, je vais sortir un troisième clip qui est le clip d’un titre qui n’est pas un single, « The Light ». C’est une histoire un peu particulière. C’est Benoît Pétré qui est réalisateur, qui m’a appelée en me disant, « Voilà, j’ai lu une histoire vraie. J’ai écrit une espèce de court-métrage et j’aimerais en faire un clip de ‘The Light.’ » Et moi, j’ai répondu, « le problème, c’est que ‘The Light’, on n’en fera jamais un single. Et comme c’est moi qui produis tous les clips, j’ai pas l’argent pour le faire. » Il m’a dit, « Est-ce que je peux te l’envoyer ? » Il me l’a envoyé et je suis tombée amoureuse de cette histoire. Je ne peux pas vous la raconter mais je peux juste vous dire qu’aujourd’hui, on est la « Journée de la Jupe » et c’est très important d’avoir fait ce clip. On l’a tourné il y a trois mois. Ce sont de sujets qui me touchent beaucoup. Et là, pour le coup, avec lui, j’ai fait la direction artistique et la production mais je n’apparais pas dedans et je ne l’ai pas écrit. C’est la première fois que je ne suis vraiment que derrière.
 
Marie Ranieri : On pourra le voir bientôt ?
 
Hollysiz : Assez rapidement je pense. On est en train de le finir.
 
Magali Ohouens : Tu étais nommée dans la catégorie Album Révélation de l’Année aux dernières Victoires de la Musique. Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
 
Hollysiz : J’étais super touchée parce que déjà, c’est un très joli nom « Album Révélation ». En plus, j’ai gagné un pari parce que j’avais parié que c’était La Femme qui gagnait. Et heureusement, parce que ça m’aurait couté un scooter sinon ! En fait, c’est une reconnaissance parce que moi, j’étais une petite nouvelle dans ce milieu-là. C’était une manière élégante de dire que j’étais acceptée, ce qui n’est pas rien. Et puis, ça m’a permis aussi de me faire connaître auprès de beaucoup de gens qui ne me connaissaient pas du tout. Et c’était l’occasion de pouvoir faire une performance au Zénith pour les Victoires, ce qui est toujours un peu un rêve de gamine.
 
Marie Ranieri : Il y avait un documentaire qui avait été enregistré sur les différents artistes Révélation et qui a été diffusé juste après le spectacle.
 
Hollysiz : Oui et c’était très positif ! Et d’ailleurs, le mois qui a précédé les Victoires, quand on a enregistrés ça à France Inter, on s’est tous retrouvés ensemble. Pour certains, on se connaissait. Pour d’autres, pas du tout. Ça a été l’occasion justement de se parler, d’échanger parce qu’on est tous à des moments différents de notre carrière parce qu’il y avait les Révélations Album et les Révélations Scène et donc on était assez nombreux. C’était assez super de partager avec Christine and the Queens par exemple qui n’avait pas encore sorti son album mais qui avait fait je ne sais pas combien de concerts. Moi, c’était exactement le contraire. J’avais sorti mon album mais je commençais tout juste ma tournée. Les 1995, ils ont trois ans de tournée derrière eux ! C’était aussi super de retrouver La Femme aussi qui est un collectif qui a fait 500 concerts ! C’est délirant ! C’était comme dans un festival puisque c’est ce qui se passe en festival !
 
Marie Dubois : Justement, tu vas enchaîner beaucoup de dates cet été, principalement dans les festivals (Solidays, Vieilles Charrues entre autres). Est-ce que tu appréhendes ce rythme et comment se passe la tournée pour l’instant ?
 
Hollysiz : Ce rythme-là, c’est un peu le rythme que j’ai depuis presque un an ! J’ai calculé il y a peu de temps que je suis rentrée de vacances le 20 août [2013] et entre le 20 août et aujourd’hui [ie, 16 mai], j’ai eu cinq jours off ! Dimanches compris, jours fériés compris ! Dispatchés en plus, pas tout d’un coup. J’ai travaillé sept jours sur sept. Donc, pendant les festivals, ce sera le même rythme qu’aujourd’hui! On a beaucoup beaucoup de concerts. Quand je suis à Paris, je fais beaucoup de promo. Et comme je produis et je co-réalise mes clips, je suis toujours ou en salle de montage ou en salle d’étalonnage. Après, c’est un rythme que j’adore. Donc, je n’appréhende pas du tout, au contraire ! En plus, il y a beaucoup de festivals où j’étais allée en tant que spectatrice et j’espérais vraiment me retrouver de l’autre côté ! En plus, on est souvent programmés le même soir que les artistes que j’adore donc je vais pouvoir les voir en tant que spectatrice. Aux Vielles Charrues, on sera sur la Scène n°2. On va jouer devant 40,000 personnes. C’est un truc qui n’arrive peut-être qu’une fois dans une vie ! Et puis, ce sera l’été et il fera beau !

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Published by par Gloria Manoka, Magali Ohouens, Marie Dubois et Marie Ranieri - dans Interviews
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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 10:32

Magali Ohouens : Comment définis-tu ton style musical?

 

Oldelaf : En fait, moi, je n’aime pas définir mon style musical. Je n’aime pas coller des étiquettes. Moi, j’aime bien chanter. J’aime bien jouer la comédie, faire rire. J’aime bien plein de styles musicaux. Je dois globalement être dans la « chanson ». Mais vraiment je m’en fous ! Moi, ce que je veux, c’est essayer de créer et ça m’est arrivé de faire un peu de reggae, un peu d’électro… Globalement, je pense qu’il faut me ranger en « chanson » si tu veux me ranger dans un truc. Le problème, c’est qu’il n’y a pas vraiment de case « chanson humoristique » en France, ce qui pose pas mal de problèmes. Mais je n’ai pas envie d’être rangé, j’ai envie d’être écouté !

 

Gloria Manoka: Pourquoi tu as choisi d'écrire sur le ton de l'humour ? 

 

Oldelaf : Je n’ai même pas choisi au début… C’est venu comme ça en fait. J’ai envie de dire des conneries et je pense que c’est un moyen d’attirer l’oreille, d’intriguer, d’être choqué, surpris par certains trucs et du coup t’as envie de savoir pourquoi il fait ça, c’est quoi cette phrase choquante. Commencer une chanson et qu’il y ait une cassure dans la chanson, ça intrigue. Et ça m’est arrivé de jouer dans des endroits où les gens s’en fichent en fait de ce qui se passe sur scène. Ils sont en train de bouffer, de prendre un verre entre copains et tout d’un coup, il y a un truc, et on se demande « qu’est-ce qu’il fait ? » Et le « qu’est-ce qu’il fait » sert à faire passer des trucs et notamment des trucs sérieux et graves derrière. L’humour, je trouve que c’est un vecteur qui est hyper intéressant pour faire passer des choses. C’est un outil extraordinaire.

 

Magali Ohouens: Quels sont les artistes ou personnes qui t’ont inspiré pour ton dernier album?

 

Oldelaf : Pour l’humour, je trouve que le chanteur le plus humoristique en France en ce moment, c’est Florent Pagny ! C’est lui qui me fait le plus rire.

 

Marie Ranieri : Mais, ça, c’est à l’insu de son plein gré !

 

Oldelaf : Exactement ! (rires) J’aurai du mal à répondre précisément. Si, René la Taupe aussi peut-être. Ouais, tu peux dire ça : Florent Pagny et René la Taupe.

 

Marie Ranieri : Tu parles de la société de consommation dans « Kleenex »…

 

Oldelaf : Sans la dénoncer en fait… Il y a des choses qui m’inspirent dans la vie, mais pas de gens. Je ne me dis pas, « je voudrais faire un truc comme untel ou untel. » Il y a des gens que j’aime bien mais c’est pas pour ça que je veux faire comme eux. En plus, j’étais assez libre pour le disque, je n’ai pas voulu retranscrire ce que je faisais déjà fait sur scène. C’était la première fois que je faisais ça. Avant je mettais sur disque des chansons qui existaient déjà sur scène, ce qui est assez compliqué parce que tu dois rendre un truc qui a déjà une vie.

 

Gloria Manoka: Pourquoi avoir choisi d’intituler ton dernier album "Dimanche"?

 

Oldelaf : Parce que je trouve que le dimanche, c’est une journée assez ambivalente et qui porte plein de messages différents. C’est la journée de repos. Tu peux faire tout ce que tu veux. Tu te dis que tu vas pouvoir aller voir qui tu veux, rattraper le temps, zoner mais au fur et à mesure que la journée avance, tu te rends compte qu’il y a plein de choses à faire qui sont quand même obligatoires. Il faut quand même que tu finisses le ménage que tu n’avais pas fini. Il faut faire ci faire ça et tu te rapproches du lundi, ce qui te plonge dans une névrose parce que tu te rends compte que depuis la semaine d’avant tu n’as pas eu le temps de faire ce que tu t’imaginais. Le dimanche, c’est le jour du bilan parce que tu as du temps pour réfléchir et je pense que cela peut t’enfoncer dans une névrose profonde. Moi, j’ai la chance de faire le métier dont je rêvais et de ne pas avoir peur du lundi mais je pense que ce n’est pas le cas de tout le monde. Je crois qu’il n’y a que 15% des gens qui aiment le métier qu’ils font. J’ai donc une chance extraordinaire et je suis parti de ces 15% privilégiés. J’approche aussi de la quarantaine, donc c’est aussi un moment de bilan. C’est peut-être ça aussi.

 

Gloria Manoka: Tu peux nous dire quelques mots sur le clip de "Je mange" qui a été tourné avec Jonathan Lambert?

 

Oldelaf : L’idée a été initiée par mon producteur qui avait été son producteur auparavant. Moi, j’ai juste dit que ça me ferait marrer que ce soit avec Mr. Pringle. C’était un personnage sur Canal il y a une dizaine d’années, et donc c’était rigolo de le faire revivre. Sinon, on m’a offert, parce que je ne l’avais pas commandité du tout, un clip sur la chanson “Le café” qui a certainement changé ma vie, qui fait que je suis musicien professionnel aujourd’hui et que ça marche bien. Ce sont des filles, Stéphanie Marguerite et Émilie Tarascou, qui ont eu une telle générosité. Elles ont entendu la chanson et elles ont fait un clip extraordinaire ! On doit être à douze millions de vues aujourd’hui. Ça, je ne l’ai pas choisi et ça m’est tombé du ciel et c’est une vitrine extraordinaire.

 

Marie Ranieri: L’album a été financé hors des circuits traditionnels en faisant appel au crowdfunding (contributions individuelles). Par souci d’indépendance ?

 

Oldelaf : Pas nécessairement en fait. Il n’y a pas de prod qui nous ont fait de propositions incroyables sur l’album. On avait pourtant de l’ambition avec mon producteur qui est un producteur indépendant. Donc il a fallu trouver des solutions. Lui a proposé ce truc-là. On avait déjà essayé par le passé et ça s’était bien passé. Mais là sur l’album, ça a dépassé toutes nos espérances et ça a été extraordinaire. Je crois que je me retrouve deuxième des financements comme ça. C’est juste extraordinaire et c’était plus que la valeur de l’album, donc on a pu s’attaquer à la promo. On a mis des affiches dans le métro. Ce sont des choses qui coutent très très cher. C’était juste une nouvelle manière de produire un disque, d’avancer aussi sur un projet comme le mien qui peut s’appuyer sur une grosse base fan et qui a de l’ambition quand même. Par contre, ce qui a dépassé mes espérances, c’est la communauté que cela a formé du coup puisque ceux qui ont financé se sont retrouvés producteurs et se sont dit, « c’est aussi mon projet ». Ils se le sont appropriés. Et quand j’en croise, ils me disent, « oui, j’ai financé, je fais partie de l’équipe ! » J’ai 2500 producteurs qui sont là, motivés, impliqués dans le truc et ça, c’est assez extraordinaire !

 

Magali Ohouens: Tu seras au Zénith le 29 novembre prochain. Est-ce que tu appréhendes ?

 

Oldelaf : Oui, oui ! J’appréhende. C’est un pari un peu fou ! Et puis, si je fais le Zénith, c’est pas simplement pour faire le spectacle que l’on va faire ce soir dans une grande salle. On va essayer d’adapter à la salle donc j’aimerais bien que les gens se disent, « Wow, wow ! », que ce soit un truc où il se passe plein de choses, où il y est un écran au plafond, je ne sais pas… Ce qui est génial dans une salle comme le Zénith, c’est que si tu veux être en moto sur la scène, c’est possible, si tu veux faire de l’alpinisme, c’est possible. Voilà, il faut avoir des idées. Il faut que cela serve le spectacle bien sûr. Il ne faut pas faire n’importe quoi. Si tu veux qu’il y ait une milliard de confettis qui tombent, c’est possible. Il faut juste savoir ce que tu veux faire et pourquoi tu veux le faire et voir si c’est possible de le faire financièrement. Dans une salle comme le Zénith, tout peut être crédible en termes de sous si ça commence à bien se remplir. Pour l’instant, ça démarre pas mal. On appréhende aussi parce que c’est une étape importante pour les pros.

 

Marie Ranieri : C’est une vitrine.

 

Oldelaf : Oui et dans ce métier, tu ne peux pas stagner en fait. Tu ne peux pas dire, bon je reste toujours au même niveau. Sauf quand tu arrives à un certain niveau, où tu es ancré et tu ne bougeras plus jamais, comme pour un Florent Pagny. Avant même qu’il sorte son disque, il est disque de platine…  La base public est telle que ça marche et ce sera en radio. Il n’y a même pas d’angoisse presque. Ce n’est pas le cas au stade où j’en suis.

 

Marie Ranieri: Lors de ton dernier passage ici, tu cumulais un certain nombre d’activités (chroniques télé et radio), ce qui doit être très usant. Où en es-tu aujourd’hui ?

 

Oldelaf : Pour la radio, l’émission s’est arrêtée en juillet dernier. C’est arrivé au bon moment puisque moi, j’étais en train de finir le disque et la tournée allait reprendre. Par contre, c’est un exercice qu’il me ferait plaisir de reprendre. C’était excitant quand même, la pression. Donc, c’est un exercice dans lequel j’aimerais bien me replonger mais il faut que ce soit court. Moi, je ne suis pas chroniqueur radio. Je me sens plutôt chanteur. Je vais tourner dans la saison 4 de Hero Corp, la série sur France 4. J’ai joué dans la saison 3 et là je vais faire la 4. Là, je fais le comédien. C’était rigolo. J’ai aussi tourné dans un court-métrage. Ça m’amuse beaucoup. J’aime bien les expériences nouvelles. J’ai un spectacle en parallèle. Je suis un peu hyperactif !

 

Marie Ranieri : Tu peux nous dire quelques mots sur ce spectacle en parallèle ?

 

Oldelaf : C’est un projet que l’on a avec celui qui fait le rôle d’Alain Berthier ce soir sur scène. On a projet où Alain  Berthier et Oldelaf parlent de Michel Montana. Ça s’appelle Projet Michel Montana. On raconte toute la vie de ce type qui a été presque chanteur mais qui n’a jamais réussi à percer dans le métier, mais dont on connaît des chansons qui ont été détournées. Ce spectacle est beaucoup plus tourné vers l’humour pur et je le classerais plus comme spectacle humoristique alors qu’il y a beaucoup de chansons aussi. Là, le but est de faire rire.

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Published by Magali Ohouens, Gloria Manoka et Marie Ranieri - dans Interviews
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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 10:29

2014 5414Marie-Olympe Duponchelle : Nous t'avions interviewé ici il y a deux ans alors que Selim correspondait à une configuration différente. Tu peux nous dire quelques mots sur les changements qui sont intervenus depuis?

 

Selim : C’est toujours Selim. Ce qui a changé en fait, c’est que c’était une formation où on était plus en groupe et donc on a eu besoin de se séparer. Moi, pour approfondir Selim, j’ai fait un disque avec Kevin de Lorgeril et Pierre Juarez. Ce qui s’est passé, c’est que Selim évolue ! Il ne s’est pas passé grand-chose à part que j’ai fait un disque entre temps.

 

Marie Ranieri : Dans la rubrique Bio de ton site, il y a un paragraphe intitulé « Trouver sa voie » dans lequel tu expliques que tu viens d’une famille de musiciens et que de là découle « une obligation d’exigence et de différence ». Est-ce que tu penses que tu as trouvé ton identité?

 

Selim : Je pense qu’avec le temps en tout cas, elle s’affine. Ça en tout cas, j’en suis sûr ! Mon identité ? Je pense que je suis sur la bonne voie en tout cas.

 

2014-5437.jpgMélanie Bottin : Tu viens de sortir un album en avril. Pourquoi l’as-tu intitulé "Maison rock"?

 

Selim : Et bien écoute, parce qu’au début j’avais deux mots en tête : house et rock. Je voulais faire un truc dansant et donc en le francisant, ça a donné « Maison Rock ». En plus, j’ai enregistré ça dans ma maison de campagne, donc la maison, c’était aussi mon univers intime.

 

Marie-Olympe Duponchelle: Comment définis-tu ton style musical?

 

Selim : Je dirais que les influences, c’est du rock, de la pop, de la musique électronique, de la musique psychédélique et c’est en français. Après, évidemment, c’est un peu réducteur de dire ça aussi parce que c’est toujours dur de mettre une étiquette.

 

Mélanie Bottin : Comment est venue l'idée de dessiner la pochette de ton album à la main?

 

2014-5285.jpgSelim : Ce dessin, je le fais depuis très très longtemps. J’avais pensé plusieurs fois à cette histoire de dessin et puis en fait j’ai travaillé avec une fille, Jeanne Frenkel. On a fait la pochette tous les deux. Et à un moment est revenue l’idée du dessin et elle a dit, « C’est super l’idée du dessin ! Tu dessines en fait. » C’était la bonne concordance et on s’est dit ok. Et puis, c’est aussi une édition limitée ce disque. Il n’y en a que 500 et donc le fait de le dessiner, c’est aussi pour personnaliser chaque CD.

 

Marie-Olympe Duponchelle : Du coup, tu t'autoproduis pour ce projet?

 

Selim : Bein ouais ! On a produit le disque à la campagne. J’ai un tourneur là, quelqu’un qui nous amène ici pour jouer. Pour le moment, c’est vraiment une petite équipe. On bosse le truc en « famille ».

 

Marie Ranieri : Et pour cet album, c’est toi qui a écris toutes les chansons ?

 

2014-9334.jpgSelim : 90% du disque, c’est-à-dire les chansons, la musique et les instruments aussi, je les ai faits. Et puis après il y a de petites collaborations avec d’autres gens. Kevin de Lorgeril, qui est ingé-son, a fait les prises de son. Il s’agit sinon d’une co-réalisation avec Pierre Juarez. L’idée du disque, c’était que je joue de tous les instruments et puis je voulais réaliser mon disque mais j’avais besoin d’un inconnu aussi, de quelqu’un qui ait du recul pour me dire quand je m’égare parce que c’est difficile d’être musicien ET réalisateur. Chat joue avec moi dans la formule trio et fait du clavier. Pierre fait de la batterie dans la formule trio. Ce soir, il n’y a que Kevin qui fait le son et moi sur scène. Ce sera la formule solo. La formule trio, c’est avec basse-batterie et donc ça se rapproche plus du disque avec la batterie et le clavier qui fait la basse.

 

2014-9450-copie-1.jpgMarie Ranieri : Je t'ai vu récemment sur scène à la Dame de Canton, vous aviez opté pour la formule trio…

 

Selim : Oui, c’est ça. C’était notre première date.

 

Marie Ranieri : Tu y as interprété « L’infini » que tu jouais avec l’ancienne formation et qui est sur le disque. Y a-t-il d’autres chansons de l’ancien « répertoire » ?

 

Selim : Ça fait une dizaine d’années que j’écris pour cet album et donc j’ai choisi les chansons que je voulais mettre dessus et il y a des chansons de cette époque-là et de plus récentes.

 

Mélanie Bottin : Tu as fait une reprise d' « American Boy » intitulée « Mon beau Parisien » avec ta compagne Chat. Comment est venue cette idée?

 

Selim : En fait, c’est Chat qui a eu l’idée parce qu’elle aimait bien le morceau. Donc elle m’a dit, « Ce serait trop cool de faire un duo. » Elle l’a traduit et voilà !

 

Mélanie Bottin : C’est une traduction donc ?

 

Selim : Une adaptation plutôt.

 

Mélanie Bottin : C’est toi que l’on voit nu et de dos dans le clip ?

 

Selim : Oui !

 

Crédit photos : Arnault Serrière

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 10:19

Photos : Arnault Serrière

 

2014-7308.jpgMahanoor Khursid: Comment vous êtes-vous rencontrés?

 

Flo Delavega: Ça fait longtemps que l'on se connaît avec Jérem, depuis six-sept ans. On vit toujours sur le bassin d'Arcachon, notre famille du moins. On a toujours été voisins. On était sauveteurs en mer sur les plages. On s'est rencontrés comme ça réellement.

 

Jérémy Frérot: On n'a pas les mêmes âges. On s'est suivi en fait. Fallait que l'on se rencontre à un moment donné!

 

Jessica Manikam: Quelles sont vos influences musicales?

 

Flo Delavega: Il y a de tout. On écoute beaucoup de choses: du rap, de la folk... Du coup, ce que l'on peut rencontrer dans nos chansons, c'est pareil. Il y a un peu de tout! Là, on compose nos propres morceaux maintenant. Il y a des textes en français. Il y a des rythmes un peu pop.

 

Jérémy Frérot: Certains refrains sont en anglais.

 

Marie Ranieri: Mais ceux qui vont influencent, c'est surtout des Américains?

 

Flo Delavega et Jérémy Frérot: Non, pas du tout!

 

Flo Delavega: Pour les textes, c'est surtout des Français. Comme on écrit en français, on s'est surtout inspiré d'artistes français. C'est plus simple. Il y a Ben Mazué, Tété. On aime ce qu'ils font.

 

Jérémy Frerot: Des chanteurs de rap aussi. Il y a Féfé. C'est assez varié.

 

2014-7404.jpgManon Peret: Les reprises que vous avez faites, ce sont surtout des titres en anglais...

 

Flo Delavega: On nous fait surtout cette remarque mais nous, maintenant quand on nous pose la question, on répond au présent. Et ce que l'on fait aujourd'hui, c'est en français. C'est vrai qu'à l'époque, quand on nous a découverts, on faisait beaucoup de reprises en anglais.

 

Jérémy Frérot: On assumait pas trop de chanter en français en fait!

 

Mahanoor Khursid: Votre 1er EP est sorti il y a un an à peu près. Il comprend cinq reprises (M, Jessie J, Eagle-Eye Cherry, Patrice, David Guetta). Comment s'est faite la sélection?

 

Jérémy Frérot: Il y en avait qu'on faisait déjà avant d'enregistrer. Après il y en a qui ont été proposées par notre label. Donc on a choisi un peu lesquelles on voulait, lesquelles on ne voulait pas et eux aussi.

 

Flo Delavega: En fait, on n'a fait que des reprises parce que c'était la transition après notre découverte sur youtube et les gens qui nous ont découverts grâce à ça et donc il fallait retranscrire ça sur CD, de manière pro. Et puis on n'était pas encore dans un processus de création non plus.

 

Jérémy Frérot: C'était dans la logique des choses.

 

RAW_3608.jpgMarie Ranieri: Vous êtes produits par AZ (une filiale d'Universal). C'est une demande de la prod que vous vous soyez lancés dans les compos?

 

Flo Delavega et Jérémy Férot: Non, c'est une demande de nous!

 

Jérémy Frérot: On avait envie d'évoluer et de partir sur autre chose parce que les reprises, c'est bien mais c'est difficile à assumer. Quand on les chantait, souvent on ne savait pas de quoi on parlait. Alors on allait voir les traductions, mais même... Même si on sait ce que ça veut dire, on ne sait pas ce que voulait vraiment dire l'auteur. C'est dur d'assumer les concerts de reprises surtout. Maintenant on ne fait des concerts presque qu'avec des compos et c'est plus facile à chanter et plus facile à vivre.

 

Flo Delavega: C'est aussi lié à notre évolution musicale. À l'époque, quand on a mis [en ligne] nos vidéos, on commençait à peine à jouer. Et donc, quand on commence à jouer en général on fait des reprises, à part les grands génies mais ce n'était pas notre cas! C'était naturel de faire des reprises. On a évolué dans notre musique. On a fait le tour des choses que l'on aimait. Et du coup, on s'est lancé dans les compos et maintenant on ne pense plus du tout à faire de reprises.

 

Marie Ranieri: Et du coup, ce soir, comment cela va-t-il se passer?

 

Flo Delavega: Il y aura surtout des compos.

 

Jérémy Frérot: Il y a quinze titres, et environ onze-douze compos. Quatre reprises, je crois.

 

Flo Delavega: Ceux qui ne sont venus que pour les reprises vont être un peu déçus. Mais peut-être qu'ils seront agréablement surpris!

 

RAW_3637.jpgMarie Ranieri: Pep's est votre invité ce soir. Comment ça se passe avec lui sur scène?

 

Flo Delavega: En fait, il ouvre la soirée. Il fait une petite demi-heure. Ensuite, c'est nous et on le réinvite à la fin. On partage notamment un morceau qu'on a co-écrit avec lui.

 

Manon Peret: Vous pouvez nous dire quelques mots sur votre premier passage dans The Voice sur TF1?

 

Flo Delavega: C'était très stressant et donc pas forcément agréable.

 

Jérémy Frérot: Ni très habituel non plus.

 

Flo Delavega: On s'est lancé là-dedans...

 

Jérémy Frérot: ...parce que ça tombait bien.

 

Flo Delavega: Ça tombait bien par rapport à notre album qui était en train de se faire et de s'enregistrer. Ça nous permettait un peu aussi d'accélérer notre projet qui existe depuis deux ans. L'EP n'a pas forcément fonctionné parce que c'est des reprises. Mais que ce n'était pas ce que l'on voulait mettre en avant donc ce n'est peut-être pas si mal non plus. On s'est dit que ça pouvait être une bonne opportunité et donc on a accepté d'y participer.

 

Jessica Manikam: Pourquoi avoir choisi d'interpréter "Caroline" de MC Solaar lors de votre premier passage dans The Voice?

 

Flo Delavega: C'est un titre que l'on aime bien. C'est français! (rires) C'est un très très beau texte d'un rappeur.

 

Jérémy Frérot: Et puis, c'était surprenant aussi! Ça faisait longtemps qu'elle n'était pas sortie, cette chanson.

 

Flo Delavega: Pour les gens qui l'ont connue à l'époque, c'est vrai que ça pouvait être surprenant. Et pour ceux qui ne la connaissaient pas, ils ont pu se dire, "C'est sympa, ça".

 

Marie Ranieri: Vous avez assuré des premières parties de Joyce Jonathan et d'autres sont prévues très prochainement. Vous avez déjà invité Pep's sur scène et ce sera encore le cas ce soir. Vous dépendez tous du même tourneur [société Le Périscope]. Est-ce que c'est leur idée?

 

Jérémy Frérot: Oui, c'est une idée du tourneur. Il a proposé à Joyce de nous mettre en première partie. Elle a écouté deux-trois fois et elle a accepté. Pour Pep's aussi, c'est lié au fait  qu'on a le même tourneur. On l'a croisé dans plusieurs festivals. Mais après, c'est plus venu de notre part de collaborer avec lui. Les rencontres se sont faites grâce au tourneur mais après on a accroché, on a créé des liens.

 

Manon Peret: Jérémy, il y a beaucoup de vidéos sur youtube où tu reprends seul "Talk to me" de Yodelice, "Comets" de Cocoon ou encore "Hallelujah" de Jeff Buckley. Est-ce que vous les avez reprises à deux quand le groupe s'est formé?

 

Flo Delavega: En fait, on se connaissait déjà à l'époque où il a fait ces vidéos et on faisait quasiment les mêmes reprises. Ce soir d'ailleurs on chante "Comets" avec Natalia Doco.

 

Jérémy Frérot: "Talk to Me" par contre, pas du tout. C'était une des premières que je faisais. En fait, on a un copain qui se lançait dans la vidéo et qui voulait faire des petits clips. J'avais cette reprise et du coup on a fait ce clip. Flo avait d'autres reprises et on a fait d'autres petits clips. C'est comme ça d'ailleurs qu'est née le projet Fréro Delavega. Ce mec nous a proposé de faire un concert ensemble. Il nous a dit, "Je vous ai pris un bar et vous allez faire un concert." On a fait un set tous les deux, on a bien accroché et donc on est resté ensemble.

 

Mahnaoor Khursid: Flo, tu es prof. Es-tu "en disponibilité" [congé non rémunéré] pour garder un pied dans l'Éducation Nationale ou tu as définitivement tourné la page?

 

Flo Delavega: Pas encore. Pour l'instant, je suis en mi-temps annualisé. C'est-à-dire que j'ai travaillé jusqu'au 31 janvier et je suis payé toute l'année mais toute l'année à moitié. Mais je vais certainement me mettre en disponibilité.

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 11:43

Jessica Manikam: Pourquoi avoir choisi Sergent Garcia comme nom de scène?

 

Sergent Garcia: Je m'appelle Garcia, Bruno Garcia. Et donc je n'ai pas échappé à ce surnom ridicule quand j'étais petit à l'école. Au moment de choisir un nom, je me suis dit, "Et bien si tout le monde veut être Zorro, moi je vais être le sergent Garcia. Je vais venger l'honneur des Garcia qui ont souffert toute leur vie à se faire appeler Sergent Garcia!"

 

Marie Ranieri: C'est par autodérision, donc?

 

Sergent Garcia: Oui tout à fait. C'est un peu un antihéros, le Sergent Garcia.

 

Manon Peret: Vous définissez votre style musical comme du salsamuffin. Vous pouvez nous en dire plus?

 

Sergent Garcia: C'est une fusion entre la musique latine et la musique jamaïcaine. On va dire que c'est comme un pont entre Cuba et la Jamaïque. C'est le mélange du reggae et de la salsa, de la cumbia [ie, musique de Colombie] et du cha-cha-cha.

 

Marie Ranieri: Vous avez été guitariste d'un groupe punk, les Ludwig von 88. Comment s'est faite la transition entre le punk et le salsamuffin?

 

Sergent Garcia: (rires) Ça a été difficile! C'est douloureux. En fait, j'étais guitariste d'un groupe punk mais je faisais beaucoup de choses à côté. J'étais très fan de hip-hop. J'étais DJ. Je faisais des sound systems de reggae et je chantais dans les sound systems de reggae en espagnol sous le nom de Sergent Garcia. Ça a démarré comme ça. Même dans la musique punk, j'aimais des groupes comme les Clash qui mélangeaientt du reggae, du rock et qui faisaient déjà cette fusion entre cette musique black et une musique plus occidentale on va dire comme le rock. C'est un peu ça qui m'a inspiré. J'avais depuis très longtemps envie de faire un projet en espagnol et je me suis aperçu quand j'étais dans mes trucs de reggae, qu'en mixant avec des trucs plus latino ça marchait super bien. Et du coup voilà je me suis mis à travailler là-dessus. C'est vrai que c'est un peu loin de la musique des Ludwig mais quelque part dans l'esprit, c'est pas très différent. J'ai toujours été un peu pareil dans la façon dont je faisais les musiques, ma carrière, les concerts.

 

Jessica Manikam: Vous chantez en français mais surtout en espagnol. Pourquoi ce choix ?

 

Sergent Garcia: C'était vraiment un choix, un projet que je voulais faire depuis longtemps. Il y avait des chansons que j'avais écrites en espagnol et je ne voulais pas le faire en rock et tout seul ça me paraissait avoir déjà été fait. Du reggae en espagnol, ça me paraissait intéressant et de le mélanger à de la musique latine, je me suis dit , "Là, il y a un truc!"

 

Manon Peret: Vous avez collaboré avec El Alaguacil, notamment sur la chanson "Même si". Comment s'est faite cette rencontre?

 

Sergent Garcia: Un jour il m'a envoyé un mail en me disant qu'il adorait ce que je faisais et il m'a proposé de faire une collaboration sur une chanson à lui. J'allais en Colombie quelques mois après alors je lui ai dit que j'irai le voir. Il a un studio. C'est un producteur de reggae. Et donc on a fait cette collaboration ensemble. On est devenus assez potes et du coup on a enregistré une partie de l'album dans son studio et on a refait ce morceau "Même si" ensemble.

 

Marie Ranieri: Vous pouvez nous dire quelques mots sur la chanson "Chacun son combat" ?

 

Sergent Garcia: C'est une chanson que j'ai fait avec un autre artiste qui s'appelle Balbino Medellin, que j'avais rencontré il y a une dizaine d'années à Paris. C'est à guitariste gitan. J'avais besoin d'une guitare comme ça sur un morceau. Je l'avais appelé pour faire ce morceau et en est devenus assez potes. Comme c'est quelqu'un qui écrit vraiment très bien, je lui ai demandé de me faire quelques textes et j'ai choisi celui-là et donc on l'a fait ensemble.

 

Jessica Manikam: Sur le clip de "En mi mochila", on ne vous voit pas une seule fois mais juste une population qui danse. Pourquoi?

 

Sergent Garcia: C'était à Cuba. C'est un morceau qui raconte un peu toute cette ambiance de rumba. C'était des images que j’avais filmées à Cuba et je trouvais que ça allait bien sur ce clip. Ce n'était pas la peine que j'y sois! (rires) Il y a un autre clip comme ça où je ne suis pas, c'est "Acabar Mal". C'est le premier clip que j'ai fait et c'est même le premier morceau que j'ai fait avec Sergent Garcia. Et du coup, les gens se demandaient qui s'était, si c'était un groupe. Il y avait une espèce de mystère Sergent Garcia. C'était assez marrant!

 

Manon Peret: Vous avez intitulé votre dernier album "Una y otra vez". Vous pouvez nous expliquer ce choix?

 

Sergent Garcia: Oui, ça veut dire, "encore et encore". C'est un peu ma philosophie de vie. Même s'il y a des obstacles, on y va quand même, on recommence, on est toujours là. Et c'est un peu le sens de cette musique aussi. Il y a pas mal de prises de position dans mes paroles donc c'est une façon de dire que même si les choses peuvent paraître aller mal, on a quand même des choses à dire et une vision du monde.

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 09:00

yom1.jpgJade Pema: Pourquoi avoir choisi ce pseudonyme ?

Yom: Deux raisons à ça, même plus ! Déjà je m'appelle Guillaume. Quand j'ai commencé la clarinette, mon premier vrai prof a commencé par m'appeler Yom direct. Je ne sais pas pourquoi. Plus tard, quand j'ai commencé à faire de la musique juive, je me suis rendu compte que Yom, ça voulait dire "jour" en hébreu, et en arabe aussi d'ailleurs. Ça me plaisait bien d'utiliser ce nom qui était déjà mon nom de clarinettiste. Et donc j'ai décidé de prendre ce nom comme nom de scène. Ça me semblait plus simple que de prendre mon nom complet et c'était plus cohérent de faire de la musique juive et d'avoir un nom qui évoque quelque chose en hébreu.

Marie Dubois: Vous avez découvert votre vocation pour la clarinette à l'âge de 5 ans avec "Pierre et le loup." Est-ce qu'il vous arrive d'en jouer un extrait sur scène ?

Yom: Non en fait. Parfois on me le demande à la radio. Ça peut m'arriver d'en jouer une petite partie mais en fait je n'ai jamais joué Pierre et le loup avec un orchestre. C'est vrai que petit j'ai complètement adoré. Je connais évidemment la partie clarinette par cœur. C'est le chat. Mais ça fait longtemps que je ne l'ai pas réécouté.

Marie Ranieri: Pouvez-vous nous dire quelques mots sur la musique klezmer?

Yom: La musique klezmer, c'est en fait la musique des Juifs d'Europe centrale et orientale. C'est la musique traditionnelle non religieuse. C'est une musique de fêtes qu'on jouait pour les mariages, pour les Bar Mitzvah, etc. C'est une musique qui est assez proche et assez influencée par les musiques d'Europe centrale et orientale, des Balkans, même un peu de Turquie et de Grèce beaucoup. C'est une musique que l'on peut apparenter à l'oreille aux musiques tsiganes.

Jade Pema: Comment définiriez-vous votre style de musique?

Yom: Pour la musique que je vais jouer ce soir et qui est sur mon album "The Empire of Love", j'ai plusieurs possibilités pour le définir. Il y en a une que j'aime bien, c'est cyber-klezmer parce que c'est influencé par le klezmer mais c'est complètement électro, très transe. Sinon klezmer dance floor parce que c'est très dansant. C'est à dire un mélange de klezmer et d'électro.

yom2.jpgMarie Dubois: Est-ce que vous pouvez nous dire quelques mots sur les pochettes de vos deux précédents albums ? Comment est-ce que l'on passe d'une parodie de couverture de marvels à un portrait très mystique qui fait un peu gourou ?

Yom: Il faut que je remonte à mon premier album. Ça s'appelait "New King of Klezmer Clarinet", le nouveau roi de la clarinette klezmer. Et là je m'étais carrément déguisé presque en Louis XVI. J'étais sur un trône avec plein de chaînes en or autour du cou; c'était complètement bling bling. C'était l'époque où j'aimais m'inventer des personnages. Après il y a eu un autre disque plus sérieux. Et puis il y a eu le troisième, "With Love", où je suis en superhéros avec la clarinette à la main et les Wonder Rabbis, ça veut dire les Rabbins Merveilleux ou les Fabuleux Rabbins. Ils sont habillés comme des rabbins, avec des papillotes, des chapeaux traditionnels mais ils ont des combinaisons super moulantes, ils sont super-musclés et ils peuvent voler. J'ai appelé l'album "With Love" pour que l'on comprenne bien que ce n'était pas guerrier malgré les muscles et la testostérone sur la pochette. Sur le dernier album, je suis aussi parti sur quelque chose de plus humoristique, plus sur la partie amour et je me suis amusé avec une esthétique années quatre-vingt avec les paillettes et les rayons. Ma tête apparaît comme si elle était à l'intérieur d'une boule à facettes. Et puis cette petite larme rose pour sous-entendre que dans tout ce truc de strass, de boule à facettes, de paillettes, il y avait quand même une émotion qui n'était pas une émotion désespérée et c'est pour ça que la larme est rose.

Marie Ranieri: Comment choisissez-vous les titres de vos morceaux ? Pourquoi ce choix de l'anglais notamment ?

Yom: C'est vrai qu'à part sur mon deuxième disque où il y avait des titres dans toutes les langues des gens avec qui j'ai pu bosser, j'ai choisi l'anglais parce que c'est une musique sans paroles. D'abord, je trouve que l'anglais amène une certaine poésie que l'on n'a pas forcément en français parce que c'est notre langue à nous et tout de suite l'objet est beaucoup plus concret. Alors que quand on dit le mot en anglais, il y a déjà la sonorité. Ça, c'est pour les raisons poétiques. Et puis, il y a une raison toute simple. L'anglais, c'est une langue qui peut aller un peu partout et je joue dans d'autres pays. Arriver par exemple aux États-Unis avec des titres en français, ça fait que personne ne sait de quoi ça parle. Et heureusement ou malheureusement, c'est l'anglais qui est un peu la langue universelle.

Marie Ranieri: Mais comment tu choisis les titres alors?

yom3.jpgYom: C'est une bonne question... En fait, je compose les morceaux et une fois que les morceaux existent, je leur donne une couleur tout de suite. Par exemple il y a un caractère immédiatement et après je redéfinis les titres. La dernière étape, c'est une fois que j'ai tout l'album, j'aime que ça ait une cohérence. Par exemple, si je m'aperçois qu'il y a une dimension un peu mystique, comme sur cet album, je fais en sorte que tous les titres que j'ai trouvés se glissent dans cette dimension mystique. Ça m'a fait changer deux ou trois titres pour cet album pour que vraiment ça rentre dans l'ensemble. Mais sinon c'est vraiment la musique et puis une fois qu'il y a la musique, c'est presque une évidence qui se crée après un moment à force d'écouter les morceaux.

Jade Pema: Certains titres de votre album "With Love" évoquent l'idée de la mort, notamment "Killing a Gypsy" ou "Picnic in Tchernobyl". Est-ce que ce n'est pas contradictoire avec le titre donné à l'album et la pochette parodique ?

Yom: Pas avec la pochette mais avec le titre oui. Mais en même temps, c'est pas forcément si contradictoire que ça. Je ne vais pas faire de la philosophie de comptoir mais à partir du moment où il y a de l'amour et que l'on tient aux choses et aux gens, on ne considère pas la mort de la même manière. Forcément, ça nous touche plus. Dire que le monde est amour, c'est super mais ça fait voir les catastrophes terribles qui se passent de la manière la plus forte possible. Le disque était en préparation en pleine période où la France a commencé à s'occuper de chasser les Roms de notre territoire dans tous les sens. À l'époque, c'était Sarkozy qui s'occupait de cette besogne avant que Manuel Valls ne lui succède avec autant d'énergie. Ce sont des trucs qui me touchent parce que moi, j'aime la musique tsigane, gitane. Il y a quelque chose de très éloigné et de très enrichissant dans cette culture pour nous qui vivons de façon très sédentaire et le plus possible toujours au même endroit. Pour moi, c'est forcément lié. S'il y a de l'amour, il y a aussi de la tristesse.

Marie Dubois: Pouvez-vous nous dire quelques mots sur "Kaddish for Superman"?

yom4.jpgYom: Alors, là, ça va vraiment être tordu! (Rires) Pour moi, c'est à la fois un constat et à la fois un espoir. Je m'explique: pour moi Superman, c'est quelqu'un qui est censé sauver le monde. Superman a été inventé à peu près au moment où Hitler est arrivé au pouvoir par des scénaristes juifs à New York. On a inventé cette figure parce qu'on a besoin, quand tout à coup le monde va mal, de fantasmer un superhéros qui nous débarrasse de toute cette merde. Pour moi, le superhéros, c'est à la fois le symbole du bien qui va nous débarrasser du mal et en même temps si on a besoin de l'inventer, c'est que le mal est là. Le "Kaddish for Superman", c'est à la fois la tristesse parce que le kaddish, c'est une prière pour les morts, dont c'est à la fois une tristesse parce que Superrman n'est pas là et en même temps je préfèrerais faire une prière pour les morts parce que Superrman n'est pas là et qu'on n'en a plus besoin.

Marie Ranieri: D'ailleurs, c'est un morceau qui est assez long, plus de 13 minutes. Il n'y en a pas d'aussi long sur le nouvel album. Pourquoi ?

Yom: Ça détonne effectivement! J'ai souvent besoin de longues suites mais je fais gaffe parce que dans les albums ce n'est pas toujours facile. On n'écoute pas forcément de cette manière-là la musique. Dans les années 70, on pouvait faire des morceaux de 25 minutes, 40 minutes. Mais maintenant c'est vrai qu'on a des formats de 3 minutes 30, pour la radio notamment. Dans ce morceau-là, il y a deux parties. Il y a une longue introduction qui monte tout doucement tout doucement et donc on a besoin de temps pour mettre en route tout ça. La deuxième partie est basée sur une petite cellule que j'ai extraite d'un thème traditionnel et les deux mis bout à bout, j'ai eu besoin de trouver une forme où ça montait, ça descendait, ça montait, ça descendait et ça remontait jusqu'à atteindre l'apogée du truc. Et puis aussi parce que c'est un kaddish et donc ça ne peut pas se faire en cinq minutes. C'est presque une envie d'éternité.

Jade Pema: Votre dernier album est sorti en septembre dernier. Pourquoi l'avoir intitulé "The Empire of Love"?

Yom: J'avais envie que ce soit la suite de mon album "With Love". J'avais commencé à aborder l'amour sous toutes ses formes dans "With Love", mais je n'avais vraiment pas fini l'épisode loin de là. La musique, pour moi, c'est amour et ce se doit d'être amour. Après "The Empire of Love", c'est parce que j'avais envie de créer un petit monde parallèle dans lequel tout ne soit qu'amour. Parce qu'écrire un livre, faire un disque, faire une peinture, c'est créer un petit monde à nous, une cosmogonie, un petit monde dans lequel on y met ce que l'on veut. Moi, j'ai trouvé ça génial. Un disque, c'est rien, c'est tout petit, c'est qu'une heure de musique et en même temps on peut imaginer un petit univers, une zone franche où en tant qu'artiste, on fait ce que l'on veut, où c'est cool et il n'y a que des ondes positives.

Marie Dubois: Il a des influences techno ce nouvel album, notamment avec "Rebirth & Party". Pourquoi?

Yom: Pour plusieurs raisons. J'ai choisi la techno parce que c'est quelque chose que j'ai beaucoup écouté quand j'avais votre âge et donc c'est beaucoup resté en moi. Au moment de mon adolescence et au moment où j'ai commencé à vraiment choisir ce que je voulais écouter tout seul dans ma chambre, j'allais avec ma sœur à des rave parties dans les forêts. Il y a quand même une efficacité de cette musique. C'est du côté de la transe et c'est assez imbattable. Nous, notre rituel de groupe de transe, c'est beaucoup la techno, l'électro plus ou moins évolué. Et d'autre part, quand je jouais le répertoire de "With Love", qui était beaucoup plus rock, je trouvais que ce que je faisais était de plus en plus électro et donc j'ai décidé de franchir le pas. D'accord, c'est encore un peu rock mais là, il y a des synthés dans tous les sens, de la batterie plus électronique, il y a même des effets sur la clarinette. Ça ne veut pas dire que je vais rester à faire de la techno toute ma vie mais sur cette tournée-là, c'est parti!

Marie Ranieri: Pourquoi ce choix d'ajouter des voix sur certains morceaux?

yom5.jpgYom: Il y a deux sortes de voix. Il y a une voix vraiment chantée, c'est une soprano colorature  Julie Mathevet et il y a une voix beaucoup plus parlée Maya McCallum. C'est la première fois qu'il y a des voix sur l'un de mes disques. C'est juste une envie musicale. J'ai écouté des morceaux et je me disais, "là il faut une voix". Pour la soprano colorature, ça faisait un moment que j'avais cette envie et je trouve qu'elle se glisse comme si c'était un synthétiseur. Elle a vraiment une voix aussi aigue que ça. C'est hallucinant! Et puis pour la voix parlée, c'était aussi un envie qu'il y ait un petit message comme si c'était une hôtesse d'accueil, que ça fasse futuriste. C'est comme si on se déplaçait en vaisseau spatial dans l'album et c'est pour ça qu'elle conclut l'album avec cette voix d'hôtesse de l'air spatial. Je trouve que ça ajoute au psychédélisme. Et puis sur le morceau "The Crossing", il y a un message plus politique. C'est une allusion directe à la relation israélo-palestinienne et à tous les endroits où il y a des murs. J'ai bien conscience que c'est très naïf mais c’est pour dire que si moi, je pouvais inventer mon propre monde, il n'y aurait pas de mur.

Marie Ranieri: Et vous n'avez jamais pensé à chanter vous-même?

Yom: Si mais en fait, la clarinette, c'est tellement mon mode d'expression et j'ai vraiment besoin dans la musique de n'être qu'avec la clarinette.

Jade Pema: Vous allez vous produire sur la scène du Bataclan le 2 décembre. Est-ce que vous appréhendez cette date ou pas ?

Yom: (Rires) Pour la date parisienne, en fait, c'est aussi la date officielle de présentation de l'album. C'est une date évidemment plus "pressurisante" (sic) qu'une autre date n'importe où ailleurs parce qu'il y a des gens qui comptent à tout plein de degrés, pour des articles dans la presse, pour que le spectacle soit acheté par différents programmateurs, pour que tous les partenaires (tourneurs, etc.), les gens qui viennent doivent sortir de là en se disant que ça a déchiré! Et puis évidemment le plus important et c'est ce qu'il faut se rappeler quand on joue, c'est que d'accord il y a 300 invités professionnels mais le plus important c'est les 1000 personnes du public. On a une tournée avant le Bataclan donc on sera prêts, on sera chauds. Il y aura des invités. Là, je n'appréhende pas du tout de la même manière que quand j'ai joué mon premier album au Café de la Danse et où j'avais l'impression de me voir de haut. Je n'en suis plus là! Je sais qu'il y a toujours du plaisir à aller chercher. Il ne faut pas se mettre à stresser sur les implications que ça peut avoir.

Marie Dubois: Vous allez vous produire trois fois à L'Onde à Vélizy entre février et mai 2014. Y a-t-il un lien particulier qui vous rattache à cette salle ?

Yom: Maintenant oui. Mais ça s'est fait un peu par hasard. Ma manageuse qui connaissait le directeur par d'autres projets lui a dit, "je m'occupe de Yom maintenant." Il lui a dit, "ça m'intéresserait qu'on fasse un truc". On s'est rencontrés et il y a eu une entente, une envie de faire des choses ensemble. Ils m'ont proposé une résidence d'assez longue durée. Là, je vais me produire trois fois cette année, plus des répétitions dans le lieu. Et puis, l'année d'après, il va y avoir encore la suite d'un autre projet que j'ai monté avec carrément un orchestre à cordes. Et il y a aussi de l'action culturelle, des rencontres avec des écoles et je vais aller jouer dans la prison. Il va y avoir une foule d'activités. Donc oui, ça va devenir un lieu central de ma vie 2013-2014 et 2014-2015.

 

Photos : Arnault Serrière

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Published by L'empreinte - dans Interviews
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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 11:31

Soirée spéciale à L'Empreinte ce samedi 19 octobre. Pas de première partie.


Ce soir, la salle sort le grand jeu avec deux têtes d'affiche.


C'est Prohom qui ouvre la soirée et débute ainsi sa nouvelle tournée, quelques semaines après la sortie de son dernier opus, "Un monde pour soi".


Accompagné de trois musiciens (clavier, batterie, guitare), Prohom entremêle ses nouvelles chansons à de plus anciennes, parmi lesquelles les incontournables "George" ou "Ça oublie d'aimer". Prohom allie avec subtilité rock-électro et écriture exigeante. Peut-être un peu sur la réserve en début de concert, Prohom gagne progressivement en aisance et clôt le concert, ivre d'enthousiasme, avec "Un monde pour soi", la dernière chanson qui figure sur son dernier album et celle qui lui donne son titre.


Quant à Deportivo, ils sont venus présenter leur dernier album intitulé "Domino", sorti en début de semaine. Et c'est justement avec cette chanson, 1er extrait de l'album et 1ère chanson sur le CD que commence le concert. Se succèdent ensuite de nouvelles chansons et des anciennes devenues incontournables, voire "cultissimes", "Mille moi-même", "Parmi eux", "La salade" ou encore la reprise de Miossec, "Les bières aujourd'hui s'ouvrent manuellement". "La brise" aussi mais avec des paroles légèrement modifiées par rapport à la version initiale: "On ira danser et faire n'importe quoi" au lieu d'"on pourra baiser et faire n'importe quoi." Pour ce qui est des nouveaux titres, beaucoup dans le public connaissent déjà les paroles par cœur et accueillent avec enthousiasme ces nouvelles chansons même si leur ferveur est paroxystique quand les excellentes anciennes chansons comme "Paratonnerre" par exemple sont jouées. De fait, peut-on jamais s'en lasser? Adeptes de "body surfing" ou de pogos déchaînés, lancez-vous! Bon, c'était quand même un peu plus sage qu'au concert du MAMA la veille à Paris (18e). En tout cas, qu’on soit fan de rock ou pas, on se laisse vite emporter par cette atmosphère rythmée par le rayonnant Julien Bonnet, survolté à la batterie, le flegmatique Richard Magnac à la basse (personne ne lui a demandé de se mettre à poil ce soir) et du charismatique Jérôme Coudanne au chant et à la guitare. Accompagné sur scène d'un clavier et d'une guitare additionnelle, le trio de Bois d'Arcy a su se renouveler sans se compromettre et rester fidèle à la flamme qui les anime depuis près de dix ans. Voilà donc un concert qui donne la pêche en cette rentrée.


Merci l'Empreinte!

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Published by Dharvin Teeluck et Marie Ranieri - dans Live Report
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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 11:38

Ariane Grigoriu: Bonjour, je voulais commencer par vous demander d'où venait votre choix de pseudonyme Wampas?

 

Didier Wampas: C'était dans Rahan, une bande-dessinée. Il y avait les Wampas dedans. Il faut bien trouver un nom!

 

Marie Ranieri: Et par rapport à vos influences punk, c'était surtout le punk anglais qui vous a influencé?

 

Didier Wampas: Pas seulement. J'avais quinze ans en 77 quand le punk est apparu. J'écoutais tout ce qui sortait.

 

Marie Ranieri: Et vous écoutez toujours du punk?

 

Didier Wampas: Non, j'écoute de tout. Je ne suis pas resté bloqué à écouter du punk.

 

Marie Ranieri: Dans certaines de vos chansons néanmoins, vous critiquez certains genres, notamment la disco.

 

Didier Wampas: C'est pas vraiment la disco. C'est plutôt la société où tout le monde fait tout pour vendre, pour que ça marche. La disco, c'est plutôt ça. Les journalistes, tout le monde fait ça pour ne pas perdre son travail et gagner de l'argent. Je critique la disco parce que c'est ce que ça représente aujourd'hui. Sous prétexte de faire danser les gens, et c'est bien de faire danser mes gens, ce n'est pas mal, mais à côté de ça, le but, c'est surtout de gagner de l'argent. Qu'ils le disent honnêtement.

 

Ariane Grigoriu: Est-ce qu'il était nécessaire pour vous de mener deux carrières en parallèle, artiste et agent de la RATP?

 

Didier Wampas: Nécessaire, j'en sais rien car je ne me suis jamais posé la question. C'est pas un métier de faire de la musique. Si je n'avais que ça, j'aurais eu besoin de ça pour vivre. Quand t'as vingt ans et que tu fais un groupe de rock, tu dis, "Voilà!" Mais après, tu grandis, t'as des mômes, t'as trente ans et là t'es coincé parce que si tu fais un disque et tu ne gagnes pas d'argent avec, si tu ne peux pas bouffer avec ta musique, tu fais quoi? Tu arrêtes ta musique ou alors t'essaies de faire un truc commercial? J'avais pas envie d'arriver à me poser cette question. J'avais pas envie d'arriver en studio en me disant, "faut que ça marche" parce que sans ça je ne pourrai pas payer mon loyer. C'est débile! Après t'es coincé. De toute façon, ce qui coince, c'est l'argent. Pourquoi personne ne dis jamais rien, ne fais jamais rien? Parce que tout le monde a peur de perdre sa place. On se dit, "si je ne fais pas ce qu'il faut, je vais être viré; si je ne fais pas assez d'audience, je vais être viré." Et moi, je ne veux pas rentrer là-dedans. Je n'ai jamais voulu rentrer là-dedans. Ce n'est même pas intellectuel. Ce n'est même pas réfléchi. C'est une évidence quoi! En plus, avec une musique qui est un peu rebelle à la base, tu ne vas pas essayer d'en vivre. Ça ne va pas ensemble! Artistique, c'est censé choquer les gens, déplaire et si on veut en vivre, il fait plaire, donc ce n'est plus une démarche artistique que l'on a.

 

Marie Ranieri: Donc ça vous permettait d'avoir une indépendance...

 

Didier Wampas: Ah ça oui! Je m'en moquais complètement de faire des disques et je me disais "si j'en vends pas, je m'en fous".

 

Ariane Grigoriu: Est-ce qu'il n'a pas été difficile de gérer les deux carrières?

 

Didier Wampas: Non, ça n'a jamais posé de problème. Quand on a quelque chose à faire, on le fait et puis voilà. J'ai fait autant de concerts que les gens qui ne faisaient que ça.

 

Ariane Grigoriu: Comment s'est fait le lancement de votre carrière solo en 2011?

 

Didier Wampas: Par hasard. Les Wampas faisaient chacun des trucs à gauche et à droite. Et voilà, la maison de disque me l'a proposé et au début je ne voulais pas. C'était à l'automne. On m'a proposé d'aller à Los Angeles et je me suis dit, "allons-y, c'est l'aventure!" On s'est retrouvé à trois à Los Angeles et c'est parti comme ça. Je ne voulais pas faire de disque solo mais finalement, c'était une bonne expérience et ça m'a fait du bien.

 

Marie Ranieri: Et par rapport à la pochette de cet album solo justement, "Taisez-moi", cette photo, elle fait très figure christique...

 

Didier Wampas: C'était par hasard. Complètement par hasard. Je n'aime pas tout contrôler. Je ne contrôle pas mon image. Je m'en fous.

 

Marie Ranieri: Vous avez critiqué certains artistes...

 

Didier Wampas: Je ne critique pas...

 

Marie Ranieri: Vous vous moquez d'eux. C'est quand même une cible?

 

Didier Wampas: Je critique un peu. Tu vois les gens comme Noir Désir ou Manu Chao qui vendent leurs disques chez Carrefour, ils ne sont pas obligés. Si t'es contre le système, tu ne vends pas tes disques chez Carrefour. C'est tellement facile et évident tu vois! Faut arrêter quoi! Faire des chansons pour critiquer le système et tu vends des disques 20€ comme tout le monde chez Carrefour. Non! Tu fermes ta gueules ou tu ne le fais pas! Noir Désir, depuis le temps qu'ils disent du mal d'Universal, là il sort encore son disque chez Universal l'autre [Bertrand Cantat].

 

Marie Ranieri: Pour vous, ça montre qu'il n'y a plus d'indépendance en fait?

 

Didier Wampas: Il y en a si on veut! Mais voilà, les gens qui sont indépendants ne passent pas à la télé et c'est pas grave du tout.

 

Marie Ranieri: Vous avez collaboré avec un groupe de Rennes, les Bikini Machine. Je voulais savoir comment vous vous étiez rencontrés.

 

Didier Wampas: Bein par hasard comme toujours. On se connaissait un petit peu, on a le même éclairagiste. Quand j'ai sorti mon disque solo, je tourne et il me dit, "pourquoi tu ne fais pas ça avec les Bikini? C'est la même musique." Alors, on s'est rencontrés et voilà, c'est parti comme ça.

 

Marie Ranieri: L'album que vous avez fait ensemble s'intitule "Comme dans un garage". Pourquoi ce titre?

 

Didier Wampas: On l'a enregistré à Londres. Il faisait froid, c'était en plein hiver. C'était vraiment roots. C'était vraiment comme dans un garage.

 

Ariane Grigoriu: Je voulais savoir ce que représentait la scène pour vous.

 

Didier Wampas: Beaucoup et en même temps, bizarrement, je ne fais pas de la musique pour faire de la scène mais pour faire des disques parce que moi, j'écoutais des disques chez moi. C'est ça qui m'a donné envie de faire de la musique. Y a plein de gens qui disent, "la scène, c'est l'endroit où je m'éclate" et après tu les vois sur scène, ils font leurs chansons et c'est pas vrai. C'est important de faire des concerts et même si ça semble le plus important, c'est important de faire des chansons, des disques. C'est ça qui reste et c'est ça qui touche. Quelque part tu peux faire des chansons intimes que les gens écoutent tout seuls chez eux. Sur scène, c'est pas pareil. C'est important de faire les deux.

 

Ariane Grigoriu: C'est Sugar et Tiger, des membres de votre famille qui assure la première partie [ie, épouse et fils]. La famille, c'est très important pour vous?

 

Didier Wampas: Oui, c'est très important. Moi, je veux faire du rock-and-roll mais ça n'empêche pas d'avoir une vie normale, d'avoir des enfants et de s'en occuper. Si c'est bien ce que tu fais, deux choses bien, ça doit aller ensemble!

 

Marie Ranieri: Ça fait longtemps que vous tournez avec Sugar et Tiger?

 

Didier Wampas: Non, ça fait un an, un an et demi et ça a commencé par hasard. Et puis c'est super de jouer avec ses enfants! C'est une super expérience et je suis super content de jouer dans de petits endroits souvent, dans des bars. Je suis super contant de faire ça. La réussite, je m'en fous. Vendre des disques et être riche, faire la tournée des zéniths, je m'en moque. Je préfère jouer avec mes enfants dans des bars que d'être tout seul et faire des zéniths.

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Published by Ariane Grigoriu et Marie Ranieri - dans Interviews
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